‹ Œuvres poétiques de Jules BretonChapitre 49 sur 70 · LA PETITE FERME · texte numérisé non relu

LA PETITE FERME

Le oiseaux sont gités, parmi les rameaux noirs,

Sur l’aune et le noyer, et, du fond des manoirs, Parfois s’élève encore une rumeur confuse :

L’heure est sereine et douce. Angèle se refuse A quitter son vieux banc, et, sur le pan de mur, Longtemps, se détachant comme un fantôme obscur Dont l’étrange bonnet blanchit encor dans l’ombre. Elle restera là, berçant son rêve sombre Au ronflement dormeur du rouet dont le bruit Monotone, longtemps, va frémir dans la nuit.

JEANNE

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