NOTICE XXXI
der à laisser réimprimer son livre : « Tu me dois donc savoir bon gré, ami lecteur, dit cet éditeur enthousiaste, si par mon envie tu as la jouissance de cette œuvre mise en meilleur estât qu'auparavant, qui ai tant fait envers son autheur qu'enfin, veincu de mes remonstrances , il ne l'a seulement reveuë, mais bien augmentée de la meilleure part, tellement que, si auparavant VAmalthée a esté veue belle et de bonne grâce, maintenant tu la trouveras vestue de riches et pompeux accoutremens. Et, à la vérité, quiconque la regardera de bien prés, s'il a aucun jugement en la poésie, il trouvera que c'est une des plus excellentes œuvres (en cet argument) qui soit en toute la langue Françoise. » Louis de Richevaux était si passionné pour V Amalthée qu'il promettait de l'illustrer bientôt d'un commentaire qui n'a jamais été publié. Cette édition de Lyon ( in-8 de 176 pages et 8 feuillets non chiffrés, lettres italiques) diffère complètement de celle que l'auteur avait fait entrer dans ses Œuvres poétiques, en j 56o : celle-ci n'a que 128 sonnets; l'autre, qui en contient 221, se termine par l'Hymne de Vénus, imité du latin de Marullus et adressé à Pierre Ronsard '.
Cette édition se termine par trois pièces de vers à la louange de l'auteur. Dans la première, Louis de Richevaux le félicite d'avoir eu un amour malheureux :
Ainsi Amour, Buttet, te vint saisir, Faisant ton deuil un immortel plaisir,
I. Cette édition est fort rare; nous ne l'avons trouvée que dans les Catalogues de Pajot d'Ons-en-Bray, de La Vallière et de Caiihava. L'exemplaire de celte dernière bibliothèque s'est vendu 117 fr.