‹ Œuvres poétiques de M.-C. de Buttet (volume 2)Chapitre 8 sur 46 · VI NOTICE · texte numérisé non relu

VI NOTICE

Nous présumons que ce factura était une réponse à la Lettre du Roy Très Chrestien aux souverains Estais du Saint-Empire , traduite du latin par Barthélémy Anneau. (Lyon, Philibert Rollet, i553, in-8. ) Dès cette époque , c'est-à-dire à peine âgé de vingt ans, Buttet s'adonnait avec amour aux lettres et aux sciences. Cependant, faute d'appui et d'encouragement, il hésitait encore sur la route qu'il devait suivre : « Voyant, dit- il dans la postface de ses Œuvres poétiques, le vent mal favorable à mon navire, j'estois tout prest de retourner en arrière et de prendre les armes pour le livre, sacrifiant tous les presens que les Muses m'avoient faits à Vulcan. »

11 devait avoir environ vingt et un ans lorsqu'il vint à Paris et qu'il retrouva son Amalthée au Louvre, à la cour de Henri II. Ce fut peut-être à Chartres, où le roi était allé avec sa cour, que Marc- Claude de Buttet revit pour la première fois, toute resplendissante d'or et de fourrures, la belle insensible pour laquelle il soupirait depuis deux ans*. Quoi qu'il en soit, voici le gracieux portrait qu'il a fait lui-même de cette belle qui méritait bien, ce nous semble, d'être peinte par François Clouet, dit Janet, le peintre ordinaire du Roi ^.

De quel rosier et de quelles épines Cueillit Amour les roses de ton teint ?

1. Dans un sonnet (Voyez VAmalthée, édition de \b-/l, p. 95), elle lui rappelle ce souvenir :

Te souvient-il, quand le Roi fut à Chartres, Que tu me vis si belle en or et martres? De toi, dis-tu, mon cueur estoit à poinct.

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