‹ Œuvres poétiquesChapitre 117 sur 145 · I - DE M A LU m · texte numérisé non relu

I - DE M A LU m

de loi comme d'un p; ,

& ', ma-

iand, pour si

:ivoyé à la mémoire ,;e> ann «s passées; et

tout vfvtOt qu'il est, il ouït parler de lui de i

il étoit m rt \ oc quelle dou! que

sieur votre frère se fût vu n'être plus qu les choses

dont il avoit été la meilleure et principale ; •us-même,

quand vous 1'

■nts que la Jeunesse lui av< it donnée, vous fussiex-voas

empêchée de retrancher quelque chose, sinon de votre sff«'C ri,

au moins du vous tries pris aie regarder?

i l la peine, madame, de vous entret ie je vous

<: t vous ne trouverez pas qu'en ce : t dt Jours

i maltraite1 que vous le vous fi,:

Il est mort heureux. Se» amis ne l'ont % mis

sa m >rt est la seule douleur qu'ils ont jamais eue pour l'amour

de lui. Il a peu Joui des douceurs du monde; ■ ds il <• l s pas

les am-rtumes. 11 n'y a fait guère de chemin; mais il n'y

a marché que isjf isj fleur-. Ce que la rk I de raboteux,

et de p toit en ce reste d'antuVs qu'il n'a

?nes. Que si a le mort v<>us trou ■ nortr,

cornu m? j'- crois que vous fa t t aussi

Je pense le pouvoir fa

»avex-vous pas que la plupart des choses do -rouvé* M ou bonnes ou raau» »

selon '. sont considérée!

ne regtfdes-vous pa^ • »» peut

<1 int«niem >mme il e»t trè*

que m< à mourir, a tel bis*

lemptd d'être deej

ou sj] «-..«ru lin.--, • I i

« i soc msl l'importu uité des

que l'on eût inutilement essayés pour le guérir? Il a eu quatre heures pour nettoyer son âme des souillures de la terre, et les a si dignement employées, que, sans faire injure à cette bonté miséricordieuse qui n'est jamais déniée aux repentances véritables, il n'est pas possible que nous doutions qu'il ne possède aujourd'hui les félicités du ciel. Quel loisir lui eussiez-vous désiré davantage? Lui pouvoit-il mieux arriver que de ne souffrir guère ce qu'il avoit à souffrir nécessairement? Je pense, madame, vous avoir conté qu'à l'entrée que douze ou quinze jours auparavant il avoit faite en une petite ville (et crois que c'étoit celle même où, par un excès de joie, il fut reçu d'une compagnie de femmes en habit d'amazones), ayant mis pied à terre à la porte de son logis, et s'y étant arrêté pour voir repasser l'infanterie qui étoit venue au-devant de lui, comme quelques-uns de ce nombre infini de noblesse qui ne l'abandonnoit jamais le prioient de se retirer, de peur des inconvénients que le plus souvent on voit arriver en semblables occasions, il leur répondit en riant qu'ils ne s'en missent point en peine, et qu'il falloit un coup de canon pour le tuer. Que vous semble de cela, madame? Pouvez-vous lui être si bonne sœur que vous êtes, et lui souhaiter une autre fin que celle qu'il a déclaré lui-même lui être la plus agréable? Je ne sais pas le jugement que vous en pouvez faire; mais quant à moi, puisque par la sagesse infinie de notre reine, vraiment bonne, vraiment grande et vraiment adorable, il est impossible à nos factieux de ressusciter la guerre, et que, pour cette raison, monsieur votre frère ne pouvoit mourir en aucune de ces occasions recherchées par ceux de son courage et de sa profession, je ne puis prendre ce qui lui est arrivé que pour une gratification de la fortune, qui, le traitant selon son humeur, a voulu qu'au milieu même de la paix il y eût en sa mort quelque image de la guerre; et, se conformant encore à ce qu'il avoit dit que des armes communes n'étoient pas capables de lui ôter la vie, a choisi celles qu'il avoit approuvées, et que véritablement, comme les plus furieuses, elle a cru les plus propres à

LETTRES CHOISIES !P HALO m

t^mni^r l'estime qu'elle f.tisoit de » valeur. Miis prend - |

eu qu'il se fût noyé dans 1

sous lui et lui eût rompu !•

l'eut ac -ablé, ou que par >\ udque autre accident \ou* en onarici

privée, n'eussiei-vous pas toujours dit ce que vous dite* toujours pleuré comme vous plenrez? J me point,

iflMi Kn quelque Terre qu'on tous eu u^

* H ne pouviez que lui faire raauraise mine Otons don<-

texte à votre douleur, et voyous si ello en a de plus considérables. Elle est trop ingénieuse et trop diligente pour laisser eu arrière quel ; :it elle se penv

point vu mourir monsieur votre fr^p'.J»* m'assur

les où vous r r quelque *

arrêter. Mais, madame, qu:ind M cela vous eussiez été se-

tresouh.. jus en pouvoit-il réua

soulagement, ni pour le ut l 'eussiez vu nager dans le

mes. I t

sence det bjett, faisant i idkl sentiment d>- sa du. leur, et à vous relu

rir notre >adame,

n'e ion qu'il so . : m troupe de

t a ilde.t furent bien à peine en pA.

«es de se |

i\ qui n'ont point voulu garder leu' celi'-s de leurs amis? 11 n'est paseroya

irt de charrn- r lei esprits. nent est fstai à TOtre

u, il avoit un ement a

■ II. de la G p;mm • n'en

qu'ils en ont est > ne pent dent

railleurs meadec président

et l'autre ayant la même • ■oaves bien Juger que ce :■ i commun »» 'è

et boa» serviteurs du

remplies que nulle autre qui aoit en ce royaume. Cela me gardera de vous en produire d'autres témoignages. Et puis comme sauriez-vous ignorer chose qui touche monsieur votre frère, vous qui, selon la coutume de ceux qui aiment, ne tenez point de temps mieux employé que celui que vous donnez à vous en faire entretenir? Ne savez-vous pas que le lendemain que son corps fut arrivé à Arles, le peuple, criant et gémissant d'une façon qu'il sembloit, après l'avoir perdu, ne vouloir plus rien sauver, arracha les clous de sa bière, décousit le drap où il étoit enseveli, et, ne trouvant aucun changement en son visage, en fit faire un portrait qui a été mis en leur maison de ville, pour être à ceux qui vivent un avertissement de ne se lasser jamais de le plaindre, et à leur postérité une exhortation comme héréditaire d'en garder la mémoire éternellement? Ne savez-vous pas que cette même ville et celle d'Aix ayant disputé l'honneur de lui donner sépulture, la résolution que l'on a prise d'en laisser le corps aux uns et envoyer le cœur aux autres a été le seul expédient qui les a pu mettre d'accord? Vous le savez, madame, et par conséquent ne pouvant douter qu'en un lieu où il étoit si chèrement et si passionnément aimé, il ne soit mort aussi content que dans l'hôtel de Guise, vous avez de quoi en être satisfaite, et moi de quoi cesser d'en contester avec vous. Je crois qu'il ne me reste plus que rassemblement que vous faites de l'intérêt du roi et de la reine avec le vôtre. Vous prévoyez, ce vous semble, des occasions où les gens de bien seront nécessaires : tellement qu'après avoir pleuré pour vous la perte d'un frère, vous pleurez pour Leurs Majestés celle d'un serviteur que sa fidélité, son bras et son courage leur faisoient estimer l'une des plus fermes défenses de leur État. Ce n'est pas d'aujourd'hui, madame, que je reconnois comme vous aimez la reine. Je sais qu'en vos propos ordinaires, et aux lettres où vous parlez d'elle, vous ne l'appelez jamais autrement que votre bonne maîtresse; et, qui plus est, je vous ai ouï dire plusieurs fois que, si elle étoit morte, vous ne voudriez pas vivre une heure après. C'est pourquoi je ne m'étonne pas que vous

LEi ij;i s CHOISIES i | mai.h: m

■oyez en peine de son repos. Nous av ont tous c !• ' - choses qui nous sont chères i

nou> n'y soupçonnions quelque dan. r i c'est là que la peur a bonne grâce, q -lque par: | irne, à regard-

qu'elles sembl-nt en apparence, ma: s mI t, rombien s'en faut-il quo nous ne MJ le veut pensuadexî II se peui faire que Ml laissé quelque chaleur en leurs cendres. Mais qu'y qui soit dur..- des alarmes que nous prenons', ▼ons-nous faire que la reine qui les a étetetl , se rallumer? Si nous étions aux premiers jours de Ml administration, la nouveaut- nous en pourroi-

urdhui qjVU a m les iffair.-s au formes 1,

I q'.Viie. puissent être, et que s | iseroent l

n u a mis hors du bourbier oi notre fureur no . pités, à quel propos cetU- appréhension! Comme ses | sont les plu ii du monde, ils sont aussi les pi.

▼ y.ints. Il n'y a nui. , ofTusque, a:t

ni charme qui les éblouisse. Tant qu'ils veilleront po ■ assaille-nous qui voudra, le passé nous doit assurer de A pis aller, il m faut pi is ejOC tri- M fl Mn ans au roi poor • le monde sage, et châti- i ne le seront pas. Toute*

grande» lui de U commencement!.

C'est un jeune |j m qui aura bientôt do la f k v ' - sseurs de son peuple et au& comlemp-

l d*> son ente t-rme atee patience, nous

T ,0 ; s sommes si malb"ureui

ps-là nous n>- puissions corn; U

>es humeur» fasvnt renaître quelque i ces dernières occasions U rei.

I onsieur votre ■lai de le désigner lieutenant finirai en le vous est-ce pis une obliptlon dr >«

a r.en que l'on ne se

Ce n'est pas un prince du rang du commun. Tous ceux qui sont de sa qualité ne sont pas de son mérite. La nourriture qu'il a prise dans les périls de la guerre où monsieur votre père le mena si jeune, qu'il a presque aussitôt su combattre que marcher, et, sans mettre en compte ses autres actions, aussi infinies comme elles sont infiniment glorieuses, la seule reprise de Marseille, qu'il ôta aux séditieux le jour même qu'ils la dévoient bailler aux étrangers, sont des considérations assez fortes pour autoriser toute la bonne opinion qu'on sauroit avoir de lui. Ne lui faites pas cette injure, de croire que si nous avons des monstres, il nous faille avoir une autre épée que la sienne pour les exterminer. Ne désobligez ni lui ni messieurs vos deux autres frères, avec des plaintes qui leur fassent croire que vous préférez ce que vous avez perdu à ce qui vous est demeuré. La diminution de leur nombre n'a rien diminué de leur grandeur. Ils sont ce qu'ils étoient, et peuvent ce qu'ils pouvoient auparavant. Consolez-vous en eux et avec eux. La nature est satisfaite, il est temps que la raison soit écoutée.

Les hommes, qui ne sont que vers de terre, ou, pour mieux dire, qui ne sont rien, s'offensent quand on murmure contre eux. Ils veulent que leurs actions soient réputées irrépréhensibles, et le veulent si absolument qu'il se faut résoudre d'approuver tout ce qu'ils font, ou de les avoir pour ennemis. Je vous laisse à penser, madame, comme Dieu peut trouver bon que nous le soumettions à notre censure. Vous avez toujours eu peur de lui déplaire. Ne soyez point dissemblable à vous-même en cette occasion. Sil fait des choses contre notre goût, il n'en fait point qui ne soient pour notre bien. Je sais qu'il n'est pas raisonnable de vouloir venir à compte avec lui. Sa qualité d'arbitre souverain de nos biens et de nos vies y résiste, et vous savez trop bien ce que lui ost dû pour écouter cette proposition. Mais quand cela seroit, et que je vous représenterois qu'il vous a fait naître des maisons de Lorraine et de Clèves, toutes deux si renommées, qu'il n'y a coin de la terre qui n'en connoisse la gloire, et toutes

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