‹ Œuvres poétiquesChapitre 12 sur 145 · traits qui j ;it dans le sein l'attHgnir -ni · texte numérisé non relu

traits qui j ;it dans le sein l'attHgnir -ni

fut quand d Les yeux furent s, les œillades I

Qui p'-rct-rent son | p-mpli:

Le reinpait qu'il avoit si la heraent gardé.

Cet assaut, comparable à l'éclat d'une foudr -, Pousse et j**tte d'un coup ses défenses en poudre; Ne laissant rien clu»z lui, que le môme penser D'un homme qui tout nu de glaive et d- courage

Voit de ses ennemis la menace et la rage, Qui le fer en la main le viennent offenser.

Ces beaux yeux souverains, qui traversent la terre Mieux que les yeux mortels ne traversent le verre, Et qui n'ont rien de clos à leur juste courroux, Entrent victorieux en son âme étonnée, Comme dans une place au pillage donnée, Et lui font recevoir plus de morts que de coups.

La mer a dans le sein moins de vagues courantes, Qu'il n'a dans le cerveau de formes différentes, Et n'a rien toutefois qui le mette en repos; Car aux flots de la peur sa navire qui tremble Ne trouve point de port, et toujours il lui semble Que des yeux de son maître il entend ce propos :

« Eh bien, où maintenant est ce brave langage? Cette roche de foi? cet acier de courage? Qu'est le feu de ton zèle au besoin devenu? Où sont tant de serments qui juroient une fable? Comme tu fus menteur, suis-je pas véritable? Et que t'ai-je promis qui ne soit advenu?

« Toutes les cruautés de ces mains qui m'attachent, Le mépris effronté que ces bourreaux me crachent, Les preuves que je fais de leur impiété, Pleines également de fureur et d'ordure,

Ll S I. IRMES Di sain i PU i;re. 41

N -rit un" [M.inte aux entrailles si dure,

( mBM le souvenir de ta déloyauté.

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na que toua fatmal parfaitement, p.uir reo Ire en me m'unt ton <•

I leur bande, Et d< qalla me font preoda ton • ment, »

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i2 ŒUVRES POÉTIQUES DE MALHERBE.

D'entendre ce qui sort de leurs bouches damnables, Et ses yeux d'assister aux tourments qu'on lui fait.

Il part, et la douleur qui d*un morne silence Entre les ennemis couvroit sa violence, Comme il se voit dehors a si peu de combats, Qu'il demande tout haut que le sort favorable Lui fasse rencontrer un ami secourable, Qui touché de pitié lui donne le trépas.

En ce piteux état il n'a rien de fidèle

Que sa main, qui le guide où l'orage l'appelle ;

Ses pieds comme ses yeux ont perdu la vigueur;

Il a de tout conseil son âme dépourvue,

Et dit en soupirant que la nuit de sa vue

Ne l'empêche pas tant que la nuit de son cœur

Sa vie auparavant si chèrement gardée,

Lui semble trop longtemps ici-bas retardée ,

C'est elle qui le fâche, et le fait consumer;

11 la nomme parjure, il la nomme cruelle,

Et toujours se plaignant que sa faute \ient d'elle,

11 n'en veut faire compte, et ne la peut aimer.

« Va, laisse-moi, dit-il, va, déloyale vie ; Si de te retenir autrefois j'eus envie, Et si j'ai désiré que tu fusses chez moi, Puisque tu m'as été si mauvaise compagne,

LES LARMES Dl i i HE. 4J

Ton infidèle fol maintenant je dédaigne,

Quitte-moi, je le prl u\ plus d*' toi.

t Sont-cp tes beau dépeins, mensongère et raéchai Qu'une seconde fois ta malice m'enchan' Et que pour n-tarder un»- h- -un- m wkment La nuit déjà prochain»1 <»urtc journ

•meure en danger qm- Pâme, qui est Pour ne mourir jamai , re éternellement?

n, ne m'abuse plus d'une lâ<he pensée; oup encore frais de ma ciiut • passée Me doit -;»pri< à HM tenir debout,

ivoir discerner de la tréfe la guerre, richesses du ciel 1 le la lerr

l'un bien qui s'envol»; un qui n'a point de bout.

quelqu'un d'aventur »>n délie B perd aussitôt - La mon-i

Qui t»; porte amitié, c'est à lui qu»* tu nu

veulent mal sont c serves;

i ta fuit, et toujoii: serres

\ ouffrir an .i.ant dav.. tage d'ennii.

:i voit par ta rigueur londes jeunesses,

Tant de riches grandeurs, tant -se»,

En f pis au t

luxa ibe,

Sans vouloir autre bien que le bien de la tombe, N'ayant qu'un jour à vivre, il ne peut l'achever.

« Que d'hommes fortunés en leur âge première, Trompés de l'inconstance à nos ans coutumière, Du depuis se sont vus en étrange langueur! Oui fussent morts contents, si le ciel amiable Ne les abusant pas en son sein variable, Au temps de leur repos eût coupé ta longueur

« Quiconque de plaisir a son âme assouvie, Plein d'honneur et de bien, non sujet à l'envie, Sans jamais en son aise un malaise éprouver, S'il demande à ses jours davantage de terme, Que fait-il, ignorant, qu'attendre de pied, ferme De voir à son beau temps un orage arriver?

«r Et, moi, si de mes jours l'importune durée Ne m'eût en vieillissant la cervelle empirée, Ne devois-je être sage, et me ressouvenir D'avoir vu la lumière aux aveugles rendue, Rebailler aux muets la parole perdue, Et faire dans les corps les âmes revenir?

t De ces faits non communs la merveille profonde, Qui par la main d'un seul étonnoit tout le monde, Et tant d'autres encor, me dévoient avertir Que si pour leur auteur j'endurois de l'outrage,

LES LARMES DE SA IN r PIE RUE. 45

Le môm»' qui le* lit. en fais

Quand 00 h.

t Mais troublé par i, j'ai m offert • rainte,

Loin encore du mal, ait découvert ma feinte; Et sortant pron. mon K

Ne h. ju'un destin fa

D'acquérir . na foi.

D me main \ ,

le matin

i is le ten

Ali' :••■ fortune aux

t Ce tarent qui mleui

:heur 1"

A leur teint délicat pussent faire dommage, S'en allèrent fleurir au printemps éternel.

« Ces enfants bienheureux (créatures parfaites, Sans l'imperfection de leurs bouches muettes) Ayant Dieu dans le cœur ne le purent louer, Mais leur sang leur en fut un témoin véritabl Et moi pouvant parler, j'ai parlé, misérable, Pour lui faire vergogne, et le désavouer.

« Le peu qu'ils ont vécu leur fut grand avantage, Et le trop que je vis ne me fait que dommage. Cruelle occasion du souci qui me nuit ! Quand j'avois de ma foi l'innocence première, Si la nuit de la mort m'eût privé de lumière, Te n'aurois pas la peur d'une immortelle nuit

« Ce fut en ce troupeau que venant à la guerre Pour combattre l'enfer, et défendre la terre. Le Sauveur inconnu sa grandeur abaissa; Par eux il commença la première mêlée, Et furent eux aussi que la rage aveuglée Du contraire parti les premiers offensa.

« Qui voudra se vanter avec eux se compare. D'avoir reçu la mort par un glaive barbare, Et d'être allé soi-même au martyre s'oiïrir; L'honneur leur appartient d'avoir ouvert la porte

- i.Aim 4?

A quiconque osera d'u

Pour vivre daus le ciel en la terre mourir.

• 0 désirable fin de leu

L#urs pieds qui n'ont jamais les ordures pressée», plancher de- étoilei se font; é les m «lue d'avoir Btl Us trouvent le remède, Et devant le combat ou Unes au front.

■ <ju"- d'applmodianaei te, de rameur, et de presses, Que de feux, que de jeux. <jue de traits de caresses,

id là-haut -H 06 point on les vit arriver 1 Et quel i ncore à leur otnrage tendra,

i devant i . ses br.; » Ire,

Et pour leur faire honn -ur I

« t vous, femmes, trois fois, quatre foll bienheureuses, eunes amours l- mères amour-uses, v »us pour eux, si vous les regrettez? Vou ur repos, et vou- rmdez coupables,

nier pa- ables,

Ou

• : fut avancé de i joumjuVussent-ils gagi nnéee?

rt,

<re,

Qui n'a rien que du mal, pour avoir de bonne heure Aux plaisirs éternels une éternelle part?

« Si vos yeux pénétrant jusqu'aux choses futures Vous pouvaient enseigner leurs belles aventures, Vous auriez tant de bien en si peu de malheurs, Que vous ne voudriez pas pour l'empire du monde N'avoir eu dans le sein la racine féconde D'où naquit entre nous ce miracle de fleurs.

« Mais moi, puisque les lois me défendent l'outrage Qu'entre tant de langueurs me commande la rage, Et qu'il ne faut soi-même éteindre son flambeau; Que m'est-il demeuré pour conseil et pour armes, Que d'écouler ma vie en un fleuve de larmes, Et la chassant de moi l'envoyer au tombeau?

t Je sais bien que ma langue ayant commis l'offense, Mon cœur incontinent en a fait pénitence. Mais quoi? si peu de cas ne me rend satisfait. Mon regret est si grand, et ma faute si grande, Qu'une mer éternelle à mes yeux je demande Pour pleurer à jamais le péché que j'ai fait. »

Pendant que ie chétif en ce point se lamente, S'arrache les cheveux, se bat et se tourmente, En tant d'extrémités cruellement réduit, 11 chemine toujours, mais rêvant à sa peine,

- i. \i;\n - Dl mim pu i.iii;. 49

ne, H tijond où le pied le conduit.

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j:o redouble).

Soit i rmli|

ri\e au jardin, où la 1

fanant d'un OUChe :ii<n\

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i 1 une telle rencontra,

Au cjô

Remarque les endroits où la terre pressée A des pieds du Sauveur les vestiges écrits.

C'est alors que ses cris en tonnerre s'éclatent, Ses soupirs se font vents qui les chênes combattent, Et ses pleurs, qui tantôt descendoient mollement, Ressemblent un torrent qui des hautes montagnes Ravageant et noyant les voisines campagnes, Veut que tout l'univers ne soit qu'un élément.

Il y fiche ses yeux, il les baigne, il les baise, Il se couche dessus, et seroit à son aise, S'il pouvoit avec eux à jamais s'attacher. Il demeure muet du respect qu'il leur porte; Mais enfin la douleur se rendant la plus forte, Lui fait encore un coup une plainte arracher.

« Pas adorés de moi, quand par accoutumance Je n'aurois comme j'ai de vous la connaissance, Tant de perfections vous découvrent assez ; Vous avez une odeur des parfums d'Assyrie, Les autres ne l'ont pas, et la terre flétrie Est belle seulement où vous êtes passés.

t Beaux pas de ces seuls pieds que les astres connoisseût» Comme ores à mes yeux vos marques apparoissentl Telle autrefois de vous la merveille me prit, Quaad déjà deini-clos sous la vague profonde,

LES LARMES Dl BAfltT l'UKRE. M

V > ayant ap >ous affermîtes Tonde,

ieds m'étonnà; it.

• Mais 0 d- - r.'conij

OB8 inutile semence!

.r ' m'a séparé de toi ; à la mienne parj' Tou- nt fait injure,

Ont laissé ta | manqué d" fui.

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Et tournèrent le doj quand tu fus assailli]

L'autre qui fut 1 une s.i

Kit un prix de I te BUppll ,

lanl plus que tous a failli*

impossible à comprendre, onl antre que it apprendi

Kt qu'attend plu

Sinon qu'à 1 nce

Doive être le couteau qui le I

1T0 Tu v

:id il faut endurer.

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Tu feras comme Dieu d'en laisser la vengeance, Et m'ôter un sujet de me désespérer»

« Au moins si les regrets de ma faute avenue M'ont de ton amitié quelque part retenue, Pondant que je me trouve au milieu de tes pas, Désireux de l'honneur d'une si belle tombe, Afin qu'en autre part ma dépouille ne tombe, Puisque ma fin est près, ne la recule pas. »

En ces propos mourants ses complaintes se meurent, Mais vivantes sans fin ses angoisses demeurent, Pour le faire en langueur à jamais consumer. Tandis ia nuit s'en va, ses lumières s'éteignent. Et déjà devant lui les campagnes se peignent Du safran que le jour apporte de la mer.

L'Aurore d'une main, en sortant de ses portes, Tient un vase de fleurs languissantes et mortes, Elle verse de l'autre une cruche de pleurs, Et d'un voile tissu de vapeur et d'orage, Couvrant ses cheveux d'or, découvre en son visage Tout ce qu'une âme sent de cruelles douleurs.

Le soleil qui dédaigne une telle carrière, Puisqu'il faut qu'il déloge, éloigne sa barrière; Mais comme un criminel qui chemine au trépas,

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I iioigne assez la ruai qui n'a In.

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Qu ■ I en une part il a fait •.

S'il n'a de jugement son esprit dépourvu, Il rougit de lui-même, et combien qu'il ne sente Rien que le ciel présent et la terre présente, Pense qu'en se voyant tout le monde l'a vu.

SI des m3'i\ renaissants avec ma pâti- •• N'ont pouvoir d'arrêter un esprit si hautain, Le temps est médecin d'heureuse expé Son remède est tardif, mais il est bien certain.

L" temps à mes douleurs promet une I

Et de voir vos beautés se passer quelque jour;

Lors je serai vengé, si j'ai de la vei.

Pour un si beau sujet pour qui j'ai tant -l'amour.

Vous aurez un mari sans être guèr»« aim

Ayant de m 1 amorti 1<- flambeau ;

Et de Ottftfl prifOn de cent chaînes fermée

Vous n'en sortirez point que par l'huis du tombeatu

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