‹ Œuvres poétiquesChapitre 5 sur 145 · PAI. I A AN · texte numérisé non relu

PAI. I A AN

mieux manger un chapon avec un voleur qu'avec trente

capucins.

Qaaad hm fils fut assassiné par M. de Pile*, il alla

• de la Rochelle en demander justice au

. de qui l'ayant pas en toute la n qu'il

•roit, il disuit tout haut dans la cour d'I qui

étoit alors le 1 >gis du Roi, qu'il vouloit demander le

nbat contre m <ie Piles. Des capitaineautres gens de guerre se sourioient de le vo âge

parler d'aller sur le pré, ftl le si m, comme

son ami, le voulut tirer à part pour lui donn qu'il se faisoit moquer de lui, et qu'il étoit rMicule, à

qu'il avoir, tre

• mm»* d dre qu'il a \ il lui répliqu

quemen* : - pour cela que je le fai rde

un sol contp* ui a t

. ndeleur avoit été an ▼< lé quelque reste de gigot du mouton du jeu dont il fu;~oi: u ade le samedi matin, >ur

à huit nme après la C

ne permet i lus de manger de vianae (]•■ Racan, entr fil fai-

naire, lui dit : « Q ur,

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en ce temps-là, pour sa vie, et vingt écus de gages; et quand son valet l'avoit fâché, il lui faisoit une remontrance en ces termes : « Mon ami, quand on a offensé son maître, on offense Dieu; et quand on offense Dieu, il faut, pour avoir l'absolution de son péché, jeûner et donner l'aumône; c'est pourquoi je retiendrai cinq sols de votre dépense, que je donnerai aux pauvres à votre intention, pour l'expiation de vos péchés. »

Étant allé visiter Mme de Bellegarde au matin, un peu iiprès la mort du maréchal d'Ancre, comme on lui dit qu'elle étoit allée à la messe, il demanda si elle avoit encore quelque chose à demander à Dieu, après qu'il avoit délivré la France du maréchal d'Ancre.

Un jour que M. de Mésiriac, avec deux ou trois de ses amis lui apporta un livre d'arithmétique d'un auteur grec nommé Diophante, que M. de Mésiriac avoit commenté, et ses amis lui louant extraordinairement ce livre, comme un travail fort utile au public, M. de Malherbe leur demanda s'il feroit amender le pain et le vin.

il fit presque une même réponse à un gentilhomme de la religion qui l'importunoit de controverse, lui demandant pour toute réplique si on boiroit de meilleur vin, et si on vivroit de meilleur blé à la Rochelle qu'à P;<ris.

11 n'cstimoit aucun des anciens poètes françois, qu'un peu Bertaut; encore disoit-il que ses stances étoient nie lut au dos l, et que pour trouver une pointe à la fin, il luisoit les trois premiers vers insupportables.

1. « IS'ichil au dos, rapporte le Dictionnaire de Trévoux, s'est dit, suivant Henri Estienue, des pourpoints dont le devant étoit de velours et

PAU RACAH. 9

Il avo

m geow J di - Latins; mais la cause de leur

nit allés (Jî:

M Desp tries , on île de Régnier, ni que

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M. Ifaih civilité, et otlrant d»; lui

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-ur l'aller quérir. M. de Malherbe lui

..... an i aloit pas qu'il prit

. et que sou p<> '>it mieui

!. U-- lai lîner avec M i> -

tôt qu'ils fun-nt sortis

ie • • sont jamais rui

depuis. Cela eonna lieu I I de fair

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sonnets de Pétrarque étoient à la grecque, aussi bien que les épigramraes de Mlle Gournay l.

11 se faisoit presque tous les jours, sur le soir, quelque petite conférence, où assistoient particulièrement Colomby, Maynard , Racan , Dumoustier et quelques autres dont les noms n'ont pas été connus dans le monde; et [un jour], un habitant d'Aurillac, où Maynard étoit alors président, vint heurter à la porte en demandant : « Monsieur le président est-il point ici? » Cela obligea M. de Malherbe à se lever brusquement pour courir répondre à cet habitant : « Quel président demandez-vous? Apprenez qu'il n'y a point ici d'autre président que moi. »

Quelqu'un lui disant que M. Gaumin avoit trouvé le secret d'entendre le sens de la langue punique, et qu'il y avoit fait le Pater noster, il dit à l'heure même assez brusquement, à son ordinaire : « Je m'en vais tout à cette heure y faire le Credo; » et à l'instant il prononça une douzaine de mots qui n'étoient d'aucune langue, en disant : « Je vous soutiens que voilà le Credo en langue punique : qui est-ce qui pourroit dire le contraire? »

Il s'opiniâtra fort longtemps avec un nommé M. de la Loy à faire des sonnets licencieux *. Colomby n'en voulut jamais faire et ne les pouvoit approuver. Racan

1. Le Menagiana rapporte que, Racan ayant reproché aux épigrammoi d% M»« de Gournay de manquer de pointe, celle-ci répondit qu'il ne fallait pas prendre garde à cela, que c'étaient des épigrammes à la grec jue.

2. Irréguliers, c'est-à-dire c dont les deux quatrains ne sont pas sur mesmes rimes, » ajoute Pellissou, qui a cité ce passage en l'abrégeant.

l'Ai; l, ICAlt. li

en fit un ou uVu\. naJa ce fut le premier qui enraya ei c d vouloit divertir m. d Mal-

herbe, en lui disant qu Boet si l'on

le riaaer lea deux prelaatralaa. M. de Ma lui uVu : i.m bien,

monsieur, I RM aannatte »

I lu fin il s'ennuya, et n'y a t-u qu»* Maynard, de tuu- . ;ui a c

à la mort. M. <!■■ Mail - quitta loi-nén

Colomb? ai Ra I :uit

s'abeurter d'abord contre le coud-- ma liant pas <"-tre | revenir

après q ne l'en ] I plus.

H asoit antre lea flctio

nri lu Grand qui coin-

11 étoit presque jour, et le ciel st ur ■ ...

ù il feint que la Franc* d Pairponr pa-

à J . *t où elJ

.laiit la

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orc . i'*s, M. de Mal-

herbe lui dit qu'il ne pouvoit pas en avoir avec les Turcs et les Moscovites, avec qui il n'avoit rien à partager.

11 perdit sa mère environ Tan 1615, qu'il étoit âgé de plus de soixante ans, et comme la Reine mère envoya un gentilhomme pour le consoler, il dit à ce gentilhomme qu'il ne pouvoit se revanche de l'honneur que lui faisoit la Reine qu'en priant Dieu que le Roi son fils pleurât sa mort aussi vieux qu'il pleuroit celle de sa mère.

Il ne pouvoit souffrir que les pauvres, en demandant l'aumône, dissent : « Noble gentilhomme; » et disoit que cela étoit superflu, et que s'il étoit gentilhomme il étoit noble.

Quand les pauvres lui disoient qu'ils prieroient Dieu pour lui, il leur répondoit qu'il ne croyoit pas qu'ils eussent grand crédit envers Dieu, vu le mauvais état auquel il les laissoit en ce monde, et qu'il eût mieux aimé que M. de Luynes ou quelque autre favori lui eût fait la même promesse.

Un jour que M. de Termes reprenoit Racan d'un vers qu'il a changé depuis, où il y avoit, parlant d'un homme champêtre :

Le labeur de ses bras rend sa maison prospère,

Racan lui répondit que M. de Malherbe avoit usé de ce mot prospère de la même sorte en ce vers :

0 que la fortune prospère...

PAR RACAR. 13

M. nt, lui dit i

quemeot : « Eh bien, mort-h je fuis un pet, en

voir faire un tutrel »

ad en lai • t quel , itoII

d- 1 mou superflus «'t qui ne a! qu'à

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i home longue, de condition, lui api

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après qu'il eut OU à fali il i i réputation en produisant

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quelque couleur, ou une marque de soie qui commençât par une lettre de l'alphabet, comme au premier un ruban ou une lettre de soie amarante, au second un bleu, au troisième un cramoisi, et ainsi des autres. M. de Malherbe approuva le conseil et l'exécuta à l'heure même, et le lendemain, venant dîner chez M. de Bellegarde, en voyant Racan il lui dit, au lieu de bonjour : « J'en ai jusques à l'L; » de quoi tout le monde fut fort surpris, et Racan même eut de la peine à comprendre d'abord ce qu'il vouloit dire, ne se souvenant pas alors du conseil qu'il avoit donné, pour expliquer cette énigme.

Il disoit aussi à ce propos- que Dieu n'avoit fait le froid que pour les pauvres et pour les sots, et que ceux qui avoient le moyen de se faire bien chauffer et bien habiller ne dévoient point souffrir de froid.

Quand on lui parloit des affaires d'État, il avoit toujours ce mot en la bouche, qu'il a mis dans l'épître liminaire de Tite-Live adressée à M. de Luynes : qu'il ne falloit point se mêler de la conduite d'un vaisseau où l'on n'étoit que simple passager.

Un jour que le roi Henri le Grand montra à M. de Malherbe la première lettre que le feu roi Louis XII* lui avoit écrite, et M. de Malherbe y ayant remarqué qu'il avoit signé Lois sans u pour Louis, il demanda aesez brusquement au Roi si M. le Dauphin avoit nom Lois? De quoi le Roi se trouvant étonné, voulut savoir la cause de cette demande. Alors M. de Malherbe lui fit voir qu'il avoit, signé Lois, et non pas Louis. Cela donna sujet d'envoyer quérir celui qui montroit à

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