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M. de Malherbe, sur-le-champ, et sans en lire davantage, les retourna en cette sorte :
Que l'épée et la dague Soient à votre côté; Ne courez point la bague Si vous n'êtes botté ;
et là-dessus se retira sans faire aucun jugement.
Je ne sais si le festin qu'il fit à six de ses amis et où il faisoit le septième pourroil avoir place en sa vie. D'abord il n'en avoit prié que quatre, savoir: M. de Fouqueroîfes, enseigne ou lieutenant aux gardes du corps; M. de la Masure, gentilhomme de Normandie, qui étoit à la suite de M. de Bellegarde, M. de Colomby et M. Patris : ce dernier est à présent au service de S. A. R. *, capitaine de son château de Limours. Mais le jour de devant que se dût faire le festin, Yvrande et Racan revinrent de Touraine, de la maison de Racan, venant descendre chez M. de Malherbe. A l'heure même qu'il les vit, il commanda à son valet d'acheter encore deux chapons, et les pria de dîner chez lui. Enfin, pour le faire court, tout le festin ne fut que de sept chapons bouillis, dont il leur en fit servir à chacun un, outre celui qu'il garda pour lui, et leur dit : « Messieurs, je vous aime tous également; c'est pourquoi je vous veux traiter de même, et ne veux point que vous ayez d'avantage l'un sur l'autre. »
Tout son contentement étoit d'entretenir ses amis particuliers, comme Racan, Colomby, ïvrande et autres,