Gaston, duc d'Orléan
PAR RACAIf. 17
du mépris qu'il fain-it de tOQtei 1 - que l'on
•i on exemple : il
id que c'étoii folle intei
plus elle doit
ienne, | toit douteuse, <*t qu'il ne falloit
me (en re poo 'le Charle-
ii" et i i l; que tel qui se pensoit être
ill peut-être reno d'un
un violon
Il ne i <>ù il «'xcel-
loit, i. ican : « \ ur,
, toute la gloire que nous
nous avons été
et que nous
ni en une grande pu >ur
lea placer >i I pi et que
:• la meilleure partit D un exercice si peu utile au public et à non-, au lieu d«* remployer à DOUA dOD-
• i on tem] -, on I p di i- I I '■ i 11 il de
notre fortune. »
Il | : méprifl pour tous : |
iToir bit le récit do pèche* d ■ c.aïn
et de la i! liaolt : i Voilà un
i ot que trois ou quatre an monde
r tant i\n D OOr jamais? »
C'étaient les discours ordinaires qu'il avoit avec ses plus familiers amis; mais ils ne se peuvent exprimer avec la grâce qu'il les prononçoit, parce qu'ils tiroient leur plus grand ornement de son geste et du ton de sa
voix.
M. l'archevêque de Rouen l'ayant prié de dîner chez lui pour entendre le sermon qu'il devoit faire en une église proche de son logis, aussitôt que M. de Malherbe eut dîné il s'endormit dans une chaire \ et comme Monsieur de Rouen le pensa réveiller pour le sermon, il le pria de l'en dispenser en lui disant qu'il dormiroit bien sans cela.
Il parloit fort ingénument de toutes choses, et avoit un grand mépris pour les sciences, particulièrement pour celles qui ne servent que pour le plaisir des yeux et des oreilles, comme la peinture, la musique et même la poésie, encore qu'il y fût excellent; et un jour comme Bordier se plaignoit à lui qu'il n'y avoit des récompenses que pour ceux qui servoient le Roi dans les armées et dans les affaires d'importance, et que l'on étoit trop ingrat à ceux qui excelloient dans les belleslettres, M. de Malherbe lui répondit que c'étoit faire fort prudemment, et que c'étoit sottise de faire des vers pour en espérer autre récompense que son divertissement, et qu'un bon poëte n'étoit pas plus utile à l'État qu'un bon joueur de quilles.
Un jour qu'il se retiroit fort tard de chez M. de Belleb avec un flambeau allumé devant lui, il rencontra