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SUR LES HEUREUX SUCCES DE SA REGEACB

Nymphe qui jamais ne sommeilles, Et dont les messagers divers En un moment sont aux oreilles Das peuples de tout l'univers; Vole vite, et de la contrée Par où le jour fait son entrée Jusqu'au rivage de Calis1, Conte sur* la terre et sur l'onde, Que l'honneur unique du monde, C'est la Reine des fleurs de lis.

i. Pondant m e partie du xvne siècle, on a dit indifféremment C «u Calis.

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A qui ne lembloit-il croyable

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Et la France a les destinées Pour elle tellement tournées Contre les vents séditieux, Qu'au lieu de craindre la tempête, Il semble que jamais sa tête Ne fut plus voisine des deux.

Au delà des bords de la Meuse1 L'Allemagne a vu nos guerriers, Par une conquête fameuse Se couvrir le front de lauriers.

Tout a fléchi sous leur menace; L'Aigle même leur a fait place ; Et les regardant approcher Comme lions à qui tout cède, N'a point eu de meilleur remède, Que de fuir, et se cacher.

0 Reine, qui pleine de charmes Pour toute sorte d'accidents As borné le flux de nos larmes En ces miracles évidents; Que peut la fortune publique Te vouer d'assez magnifique, Si mise au rang des immortels, Dont la vertu suit les exemples,

1. La prise de Juliers par le maréchal de la Ch'itre (sept. 1610).

Tu n'as av"'- • u\ dans nos temples, Des images et des aut»*N?

Que Bturoil lin princes

Le g d qui les Instruit,

• v.,. ,.n nos [in Chaque jour n'épande h* fruit?

Et qui justement ne A t" rotf empire,

••toit pa A tei admlraMes mérites, Tu foi tans ses lim

Lever et coucher le solefll

Le soin qui reste à nos peoséssa

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(Ju-'i ir»Mjs»« fortune

Nous garent la mort?

Assez d*' funestes batailles

Et de carna n>

Ont fait .-il nu- propre liftai

Rougir nos déloyales mains; Donne ordre que sous ton génie Se termine cette manie; Et que las de perpétuer Une si longue malveillance, Nous employions notre vaillance Ailleurs qu'à nous entre-tuer.

La discorde aux crins de couleuvres, Peste fatale aux potentats, Ne finit ses tragiques œuvres Qu'en la fin même des États; D'elle naquit la frénésie De la Grèce contre l'Asie, Et d'elle prirent le flambeau Dont ils désolèrent leur terre, Les deux frères de qui la guerre Ne cessa point dans le tombeau1.

C'est en la paix que toutes choses

Succèdent selon nos désirs;

Gomme au printemps naissent les roses*

En la paix naissent les plaisirs;

Elle met les pompes aux villes,

Donne aux champs les moissons fertiles.

Et de la majesté des lois

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