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I. Allusion au sacrifice d'Iphigénie

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Mais en ccdant aux loix de ta douleur extrême, Souuien-toy de la PVance, et de ton diadème, Certain qu'en cet auguste et glorieux sommet Ton sceptre te défend ce qu'amour te permet. Assez as-tu pleuré mes membres froids et pâlies : Conuerty le surplus de ces larmes Royales Que respand sur ma mort ton cœur plein de pitié. En d'autres monumens de constante amitié : Soit preseruant mon nom d'vn oubly perdurable, Soit donnant à mes os vn sepulchre honorable Où Ton voye à iamais en gloire reposer Les cendres qui t'ont peu quelquefois embraser.

le ne te laisse point vne insensible image De l'air qui donnoit vie aux traits de mon visage : Mais trois viuans portraits par le ciel animez, Où les tiens et les miens tendrement exprimez Font desia remarquer en ceux de leur enfance Que d'vn Roy généreux ils ont pris leur naissance ' Le ciel vueille inspirer ceste heureuse Beauté Que tu dois en ton thrône asseoir à ton costé. De les voir d'vn bon œil, de leur estre propice. Et d'vn cœur fauorable accepter leur seruice : Ne les dédaignant point pour estre nez de moy. Mais plustost les aymant pour estre issus de toy. De qui tenir le bien et la gloire de naistre C'est assez de grandeur à qui que ce puisse estre. Et toy-mesme, ô grand Roy, vueille les esleuer A tout l'heur où le Ciel leur permet d'arriuer : Aime-les, defends-les, et d'vne amour de père Quelquefois les baisant souuiens-toy de leur mère Qui désormais, helas ! hostesse d'vn cercueil N'a plus d'yeux pour les voir si ce n'est par ton œil

I . Ces enfants furent : César, duc de Vendôme, chef de la maison de Vendôme et appelé de son vivant César-Monsieur. Il était né en 1^94 au château de Coucy; puis Alexandre de Vendôme, et Henriette Catherine qui épousa le duc d'Elbœuf.

DE M. Bertavt. i8^

Ne peut plus les baiser si ce n'est par ta bouche : Seul et dernier regret dont l'attainte me touche, Apres l'extrême ennuy qui me fait lamenter Sentant la fiere mort pour iamais m'absenter De toy, que sans espoir de plus reuoir ta face Pour la dernière fois auec larmes i'embrasse. Adieu mon doux regret, le clair astre du iour S'approchant me contraint de quitter ce séjour.

Ainsi parla l'idole, et puis comme vn nuage, Se perdit dedans l'air au milieu de l'ombrage.

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