Quant à Malherbe, nul rapport d'amitié ne s'établit
Introduction biographique, xlv
Que vous estes trompez en vostre propre erreur, Car et vous et vos vers viuez par procureurs ^ .
Ailleurs, après lui avoir rappelé le jugement de Ronsard sur ses premiers vers, il lui dit :
Aussi je m'esmerueille au feu que tu recelles Qu'vn esprit si rassis eut des fougues si belles-.
Vauquelin de la Fresnaye, dans son Art poétique français % n'oublie pas de citer son ami Bertaut parmi les meilleurs poètes du temps :
... Bertaut, qui du soleil a le cœur allumé. Chez lui-mesme leur ^ dresse vn séjour bien aymé.
Vauquelin lui dédie aussi la dernière de ses satires^ :
Adieu, mon cher Bertaut, ie vay quitter le monde. Rien plus que ta vertu qui n'a point de seconde, Bertaut, ie ne regrete, encor ay-ie grand peur Qu'en fm tu ne sois pris à quelque apast trompeur. Et que ton iugement, ton scauoir, ta constance Ne facent iusqu'au bout au monde résistance. Tout est si corrompu que la corruption Peut-estre corrompra ta grand perfection.
entre lui et Bertaut, et s'ils ont parlé l'un de l'autre sans en jamais rien écrire, nous verrons que ce fut en termes qui n'avaient rien d'élogieux.