I. Arion
DE M. Bertavt. 419
Qui loge en son cœur indompté :
Et qui seul en ces deux extrême, Combattant, est la valeur mesme :
Triomphant, la mesme bonté.
Qui peut estre ce grand Monarque , Sire, il ne faut point qu'on le marque D'vn trait de plus viue couleur :
On a trop veu vostre courage Faire esclairer en cet orage Les foudres de vostre valeur.
Aussi, c'est à la gloire auguste D'un Roy si vaillant et si iuste.
L'espoir des armes et des loix, Que viennent consacrer leurs fiâmes Ces douze astres des belles Dames, Ainsi qu'à l'astre des grands Rois.
C'est à vostre espee inuincible Qu'elles offrent l'art inuisible Et les appasts de leurs beautez.
Pour vous acquérir par leurs charmes Ceux que la valeur de vos armes N'a point encore surmontez.
Par nous elles vous font entendre Que Dieu mesme ayant voulu prendre Vostre défense entre ses mains.
Autant est propice à vos gestes ,
L'heureuse faueur des célestes, Que les iustes vœux des humains.
Honorez leur saincte ambassade De quelque fauorable œillade ; 0 Roy qui viuez sans pareil : Et dissipant ces tristes voiles.
Souffrez que leurs viues estoilles Luisent deuant vous, grand Soleil.
De la part des Dieux elles viennent :
Ce sont les Dieux qui vous maintiennent,
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Et rendent si grand à nos yeux.
Vos lauriers plus fameux en guerre Ont bien leurs rameaux en la terre, Mais la racine en est aux Cieux. '*