I . Construction infinitive ; latinisme
ŒVVRES POÉTIQVES DE M. BERTAVT. 423
Forcent leur pesanteur de nous suiure à la trace, Pour venir rendre hommage à vostre fermeté.
Celuy qui suit mes pas et les sons de ma lyre, Fut aux siècles passez vne belle nauire Dans les ports d'Alcinois sur les ondes flottant, Qu'Vlysse vit en fin se transformer en roche, Amsi que nous voyons tout ce qui vous approche, Quelque léger qu'il soit, tascher d'estre constant.
Mais il retient encor de sa forme première, Et ne peut habiter la riue marinière Où le destin le doit enchainer pour iamais, Que vous n'ayez ietté dessus luy vostre veuë, Inîluant en son corps la constance attendue Qui le rende immobile et ferme désormais.
Faites-luy ceste grâce, ô l'honneur des bons Princes, Afin que retournans en nos chères prouinces, Nous nous puissions vanter d'auoir veu ce grand Roy De qui les rochers mesme empruntent leur constance, Et que la main des dieux forma dès sa naissance, Pour vn viuant rocher de constance et de foy.