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I . Rire, latinisme. Ridere ailcui, être favorable

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Mais quelque amour de gloire, ou pouuoir du mal-heur Qui luy face es combats esprouuer sa valeur, Auiennc qu'en fortune, et sagesse, et vaillance. On le voye esgaller l'autheur de sa naissance, Et n'auoir nul besoin que quelqu'vn l'esueillant, Luy monstre qu'il nasquit d'vn Père si vaillant.

Mais le laurier bruslé friuolement craquette, Et pour mascher sa fueille, on n'en est point prophète, Ou le soin d'attiédir ces courageux bouillons Qui font chercher la mort entre cent bataillons, Trauaillera plustost les recteurs de sa vie. Que ne fera celuy d'en exciter l'enuie. Et comme vn iour Thesee, estant prest de périr, Fut cogneu fils du Roy qui le faisoit mourir, A l'or de son espee engraué d'vne marque : Il sera recogneu pour fils d'vn tel Monarque Aux exploits de la sienne, et parmy des hazards Où l'on eust veu pallir les deux premiers Césars.

Qu'il soit Prince clément mais que par sa clémence Il ne nourrisse point l'audace et l'insolence Pareil à ces hyuers trop tiedes et trop doux. Qui produisent la peste, ou le pourpre, et les doux, Et tous ces autres maux qui prennent nourriture Des humeurs que le temps produit en pourriture : Ou font viure et germer, par les champs labourez. Ces vers de qui souuent les bleds sont deuorez : Ou les tiges rampants de ces mauuaises herbes Qui suffoquent en verd l'espérance des gerbes K

Non qu'il ne soit cogneu qu'on ne se peut grauer Tant d'honneur sur le front à perdre qu'à sauuer ; Qu'infiniz animaux que la poussière engendre, Peuuent oster la vie, et nul que Dieu la rendre : Mais en trop pardonnant, on faict que trop d'esprits Ont besoin de pardon, par vn lasche mespris Des loix, et des sénats, comme n'estants les brides, Ou les espouuantaux que des âmes timides.

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