‹ Œuvres poétiquesChapitre 4 sur 226 · Régnier, édition Courbet. Lemerre, 187J, in-S^, p · texte numérisé non relu

Régnier, édition Courbet. Lemerre, 187J, in-S^, p

IV Introduction littéraire.

N'y a-t-il pas là comme un reproche indirect aux deux disciples de Ronsard? Être seulement « plus retenu » que le chef de la Pléiade, cela ne signifie-t-il pas se permettre encore bien trop de licence au gré d'un Boileau-Despréaux?

(( Bertaut, dit Mlle de Scudéry, s'est fait un « chemin particulier entre Ronsard et Des- « portes ^ Il a plus de clarté que le premier, (( plus de force que le second et plus d'esprit (( et de politesse que les deux autres ensem- « ble. » Duperron^ qualifie également Bertaut de poète fort poli et trouve ses vers ingénieux. Scévole de Sainte-Marthe Moue sa verve facile, heureuse et pure. D'autres^ comme Colletet^ et Sorel% lui reprochent d'avoir abusé des pointes; Moisant de Brieux^ regrette (( qu'il ne sache pas assez l'art de « faire ces liaisons imperceptibles que deman- (( dent les vers », et Goujef, qui admet ces

1. Conversations sur différents sujets, II, 819, 8$o. Il donnait, dit-elle aussi, une grande et belle idée des dames qu'il aimait.

2. Perroniana [auctore Ch. Du Puy]. Genève [la Haye], 1667, in-80.

3. Gallorum doctrina illustrium qui nostra patrumque floruerunt elogia. Augustoriti Pictavorum, 1602, in-40; traduit par Colletet : Éloges des hommes illustres qui depuis un siècle ont fleuri en France dans la profession des lettres. Paris, 1644, in-40.

'4. Discours sur V Éloquence,

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