‹ Œuvres poétiquesChapitre 149 sur 168 · THÉSÉE, HIPPOLYTE · texte numérisé non relu

THÉSÉE, HIPPOLYTE

. tHÉsÉE.

Ah ! le voici. Grands dieux ! à ce noble m^ntien Quel œil ne serait pa^trompé c^mme le mien?

Faut-il que sur le front d'un profane adultère Brille dei»«-ertu le sa^ré caractère !

Et ne devroit-on pas à des signes certains Qeconnoitre le cœur des perfides humains !

HIPPOLYTE. ■

' Pnis-je vous depiander quc4 funeste nua|;^, , Seigneur, a pu troubler voire auguste visage'^ N*osft-vous confier ce secret à ma foi^ ,

THÉSÉE

Perfide ! oses-tu bien te montrer devant moi ? * •

Monstre , %ij|^ trop long-tlhaps épargné le tonnerre. Reste impur des brrgands dont j'ai purgé la teh-e , A^rès que le transport d'un amour pleip d'horreur Jusqu'au lit de ton pâ-e a porté ta fureur.

Tu m'oses présente^ une tête ennemie !

Tu parois dans des^i^ux pleins de ton infamie ! Et ne vas pas chercher, sous un ê^i inconnu , Des pays où%ion nom ne soit point parvenu 1 Fuis , traître. Ne viens point braver ici ma haine,

a6a PHEiRE.

Et tenter un courroaz que je retienne peine : C^'est bien assez pour moi de l'opprobre étemel D'avoir pu mettre au jour un fils si criminel , TSans que ta mort enoor, honteuse à ma mémoire. De mes nobles travaux vienne souiller la gloire. Fuis : et, si tu ne Yeux/|u un châtiment soudain Tajoute aux scélérate qu'a'punis cette main , Prends garde que jamais l'aAre qui nous éclaire Ne te voie en ces lieux mettre un pied téméraire. Fuis , dis-je ; et sans retour précipitai^^xes pas. De Am horrible aspect purge tous mes états.

Et toi, Neptune, et toi , si jadis (ion courage ^ * . D'infâmes assassms nettoya ton rivage ,

Sotmens^^oi que , pour prix de mes efforts heureiub, Tu promis d'exaucer le premier de mes vœux.

Dans les longues rigueurs d'une prison cmellb Je n'^i point imploré ta puissance immortelle; ..Avare du secours que j'attends de les soins, Mes vœux t'ont réserv#pour de plus eifends besoios: ?e l*implore aujourd'hui. Yen^e un malheureux père; J'abandonne ce traître à toute ta colère ; •

Étouffe dans son sang ses deftirs effrontés : Thésée à tes fureurs connoiti^ tes bontés.

^hippolt^tV D'un amour crilAnel Phèdre tfbcuse Hippolyte! Un tel excè* d^horreur rend moa amtiatenlite; Tant de coups imprévus m'accablent à4a-fois ,

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