‹ Œuvres poétiquesChapitre 87 sur 168 · ACTE III. i · texte numérisé non relu

ACTE III. i

GLTTEMNESTRE.

Seigneur, c'est donc à moi d'embrasser yos genonx.

ACHILLE, la relevant.

Ah , madame !

GLTTEMNESTRE.

Oubliez une gloire importune ; Ce triste abaissement convient à ma fortune : Heureuse si mes pleurs vous peuvent attendrir ! Une mère à vos pieds peut tomber sans rougir. C'est votre épouse , hélas ! qui vous est enlevée ; Dans cet heureux espoir je l'avois élevée.

C'est vous que nous cherchions sur ce funeste bord^ Et votre nom , seigneur, Fa conduite à la mort. Ira-t-elle, des dieux implorant la justice, Embrasser leurs autels parés pour son supplice? Elle n'a que vous seul : vous êtes en ces lieux Son père , son époux , son asile , ses dieux. Je lis dans vos regards la douleur qui vous presse. Auprès de votre époux , ma fille , je vous laisse. Seigneur, daignez m'attendre , et ne la point quitter. A mon perfide époux je cours me présenter :

Il ne soutiendra point la fureur qui m'anime. , 11 faudra que Calchas cherche une antre victime : Ou , si je ne vous puis dérober à leurs coups , Ma fille , ils pourront bien m'immoler avant vous.

i56 IPHIGÉNIE.

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