A M™' DE C
La nuici vient ^ la table à couvert De maint friand mets est garnie, Mets qu^on avoit ja recouvert En faveur de la compagnie.
Etja desja Von fait courir Le verre en rond parmy la table, L'on entend desja discourir Quelque personne vénérable,
Avec du pain matériel L'humain paist sa chetifve vie; Mais ceux qui habitent le ciel Ont le nectar et Vambrosie.
Aussi noz dames, qui estoient Pleines de grâces immortelles, Comme les autres ne vivoient En la table parmy les belles.
Bientôt là l'on a recognu Que c' estaient princesses célestes.
A leur maintien l'on l'a cognu, A leurs propos et à leurs gestes.
Des violons mélodieux, Des luthz et des lyres encore.
Le son s'envole jusqu'aux deux.
Son qui toute la sale honnore.
Cependant Phœbus ses chevaux Attelé, et l'aube aux doigts de roses De Thetis sort des perses eaux.
Ouvrant du jour les portes closes.
Quand le somme tout en sursaut Laisse ma jumelle paupière.
Et me fait voir desja bien haut Celuy qu'apporte la lumière»