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DE CHASTELIER, DE PERONNE ET LANGLAT

A VOUS autres ne faut que vers m

Et qu'amoureuses chansonnetes, Qui chantent par tout l'univers Les vertus qui vous font honnestes.

faime mieux cela vous donner Que tous ces presens de l'Asie; Aussi je veux vous estrener Seulement de ma poésie.

Chante donc, mon luth, doucement Les vertus de ces trois déesses; Accorde-moy divinement La beauté de leurs belles tresses.

C'est à ce coup que de ton son Il leur faut charmer les aureilles.

Déjà je vois que ta chanson Chante leurs grâces nompareilles.

ESTKENES S}

Sus, SUS, dy-moy donc que l'honneur Qu^on voit dessus leur front reluire Marche triumphant en bonheur Le premier pour tout bien produire.

Mon Dieu! que de rares beautez, Que d'œillets, que de belles roses!

Mon Dieu! que de grands nouveauté!

Je voy dans leurs joues encloses!

Hé I qui ne seroit estonné D'ouyr ces trois voix Thaliennes?

Jamais son ne fut entonné Plus mélodieux des Sirènes.

Je croy aussi que tout le miel Que les trois Grâces ont ensemble, Pour bien parler, le bénin Ciel A chacune d'elles l'assemble.

Cesse, mon luth : alors qu'Hymen Les liera d'un mariage.

Je veux que lors mon humble main Fredonne leur los d'âge en âge.

84 ESTRENES

DE DAMOISELLE GARINOT.

La beauté, la vertu, l'honneur avec la grâce, Gisoient jadis au corps qui gist soubz ce tombeau. L'esprit seul, ne pouvant habiter ceste place. Des bien-heureux esprits s^envole au sainct troupeau.

SUR l\\nagramme

DE

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