‹ Œuvres poétiquesChapitre 47 sur 62 · A MA-DAME DE MILLIEU · texte numérisé non relu

A MA-DAME DE MILLIEU

Dans ton cœur généreux, ô ! si l'on pouvait lire, Mon Dieu! que de vertus, M a-dame, on y lirait! Sa magnanimité au premier rang irait, Comme on voit dans le ciel un clair soleil reluire.

Après, la pieté, que langue ne peut dire Ny la bouche exprimer, au Ciel f attirerait, Et là, comme déesse, un chacun te ferait Honneur du genou droit. Jour n'est que je n'admire

Entre tant de vertus, ton magnanime cœur,

Qui se monsîra constant sans semblant de douleur

Au triste départir du cœur qui te voisine.

Là, là je cagnuz bien que la divinité N'avait rien de commun avec l'humanité : Aussi tu es en tout docte, sage, divine.

SONETS 107

Page 1