‹ Œuvres poétiquesChapitre 14 sur 28 · SONNET [ (I · texte numérisé non relu

SONNET [ (I

AV ROY

HENRY, de qui le nom ne se peut plus accroistre , Que tous les plus grands Roys nommeront désormais Le foudre de la guerre et le dieu de la paix , Et leurs couronnes bas le viendront reconnoistre.

Pendant qu'auprès de vous si tost ie ne puis estre , Par mille vœux sacrez tous les iours ie promets , Quoy qu'il puisse arriuer, de vous suiure à iamais ; Me tenant assez grand d'auoir vn si grand maistre.

C'est vous dont l'on ne peut escrire dignement , C'est vous dont l'on ne peut se taire iustement, Et de qui la valeur, aux œuures qu'elle a faictes ,

N'a que ce seul défaut qu'en vous rendant parfaict Elle ne peut trouuer de louanges parfaictes ; Et faut en l'adorant celer ce qu'elle a faict.

(1) Ce sonnet est extrait, ainsi que les deux suivants, du Parnasse des plus excellents poètes de ce temps, par Despinelle , t. II, Taris, Guillemot, 1007, in-1'2.

Page 1