ADRESSÉE A MISS COSWAY, PAR NIEMCEWICZ
Trop heureux Niemcewicz dont la muse fidelle Ouvre à ta renommée une porte nouvelle, A sa langue étrangère enseignant tes vertus, Te présente à l'encens de peuples inconnus, Et fait luire tes traits et ton âme et ta grâce Jusqu'aux bords nébuleux que la Baltique embrasse. Les sept astres du Nord, parmi les chênes verts, Le verront, aux pasteurs de fourrures couverts. Tel qu'Orphée au milieu de sa troupe farouche, Apprendre ce doux nom qui vivra sur sa bouche. Ton nom, ton nom si doux, l'honneur de sa chanson. Pour entendre sa voix, et redire ton nom, De l'âpre Niémen les Naïades sacrées.
Brisant les durs remparts déglaces azurées, Lèveront àl'envi leurs beaux visages blancs Ceints d'humides roseaux et de glaçons brillants.
Ton nom réveillera, chanté par les feuillages,
L'écho de Podolie en ses grottes sauvages.
Les belles, dont la martre au noir duvet luisant
Presse le jeune sein, quand sous leur char glissant
Le froid hiver durcit la Vistule écumanle,
Diront : Cette étrangère est donc bien séduisante !
Prêts à braver le Russe en un com])at mortel,
Les Polaques guerriers invoqueront le ciel
Pour qu'une autre Cosway, comme toi noble et pure,
De son écharpe blanche entoure leur armure.
Œ Niemcewicz sera toujours ami de Saint André*. » ÉPITIIE D'ALFIERI
A ANOUli CUKNIER
Parigi, 29 aprile 1789.
Eccola al fin quella si a lungo attesa Dolce epistola tua, Chenier diletto, Ch'io avrei bramata un pocolin più estesa.
Ma la tua pigrizietta in blando aspetto Si ben sapesti appresentar, ch'io credo Che il tuo tacer non fu per scarso affelto.
lo, che in pigrizia pure a nulle cedo, Vo'non solon risponderti, raa in versi, Che assai magri saran, per quanto io vedo :
Ma percliè appunto so che gli alti e tersi
l. Voy. tome I, p. yiii.
Piaccioiio a le, che bcvitordel foiile Carmi scrivi di mole attico aspcrsi;
Vogl' io percio quesle rimaccie irnpronte Farti ingojare, ia pena del silenzio (lui guisto è pur che in modo alciin tu sco:ile.
Odo che amara è a te più che l'assenzio Codesta Londra, ove stranicr ti trovi : Ed è in vero il suppllzio di Mezeiizio <
Le star fra génie, ove nessuu ti giovi Ce' bei legami d'amistà giuliva.
Ahl ben tu osservi, che di ferre ha i chiovi
Necessitade inesorabil Diva :
Solo nume, a cui cède anco il tiraniio, Quand' ella a farsi gigantessa arriva.
Di quanto io dico, un bello esempio or danno Questi tuoi Galli, a libertà vicini, Perché appunto il servir logorato lianno.
Qui non s'ode altro ornai, grandi et piccini, Uomini e donne, e militari, e abati, Tutti Sonoleggiando ^ i Parigini,
Altro grido or non s'ode che : Gli Stati! E, se risponde al buon desio Talena, Cessera, spero, il reigno dei soldati.
La trista génie, onde ogni corte è piena, Mormora pure, ed in se stessa spera Che risaldar polrassi la catena.
t. Mczenee, loi d'Étrurie, cliasso Je ses Élals pour ses cruautés, se réfugie près de Turnus, roi des Rutuies, el l'aide dans sa lutte contre Énée. — Voy. Virj,'ile, Enéide, liv. VII, VIII, IX, X, XI, et Macrobu, Satur/iales, liv. III, chap. v. — Ovide, Fnst., lib. IV, y. 891