‹ Œuvres poétiques; précédées d'une étude sur André ChénierChapitre 159 sur 232 · XXVIII · texte numérisé non relu

XXVIII

De l'art de Pyrgotèle 2 élève ingénieux,

Dont, à l'aide du tour, le fer industrieux

Aux veines des cailloux du Gange ou de Syrie

Sait confier les traits de la jeune Marie,

Grave sur l'améthyste ou l'onyx étoile

Ce que d'elle aujourd'hui les dieux m'ont révélé.

Souvent, lorsqu'aux transports mon âme s'àbaudiuiuc, L'harmonieux démon descend et m'environne, Chante ; et ses ailes d'or, agitant mes cheveux. Rafraîchissent mon front qui bouillonne de feux. Il m'a dit ta naissance, ô jeune Florentine ^ ! C'est vous, nymphes d'Arno, qui des bras de Luciiie Vîntes la recueillir, et vos riants berceaux L'endormirent au brnit de l'onde et des roseaux ; Et Phébus, du Cancer hôte ardent et rapide, Ne pouvait point la voir, dans cette grotte humide. Sous des piliers de nacre entourés de jasmin, Reposer sur un lit de pervenche et de thym.

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