‹ Œuvres poétiques; précédées d'une étude sur André ChénierChapitre 166 sur 232 · I. Voir Le Brun, 1. III, ol. ix · texte numérisé non relu

I. Voir Le Brun, 1. III, ol. ix

Malherbe tressaillit au delà du Téaare A te voir agiter les rêues de Piadare ; Aux accents de Tyrtée enflammant nos guerriers, Ta voix fit dans nos camps renaître les lauriers. Les tyrans ont pâli quand ta main courroucée Écrasa leur Thémis sous les foudres d'Alcée*. D'autres tyrans encor, les méchants et les sots, Ont fui devant Horace armé de tes bons mots -; Et maintenant, assis dans le centre du monde, Le front environné d'une clarté profonde. Tu perces les remparts que t'opposent les cieux, Et l'univers entier tourne devant tes yeux. Les fleuves et les mers, les vents et le tonnerre, Tout ce qui peuple l'air, et Télhys, et la terre, A ta voix accourus, s'offrant de toues parts, Rend compte de soi-même et s'ouvre à tes regards. De l'erreur vainement les antiques prestiges Voudraient de la nature étouffer les vestiges; Ta main les suit partout, et sur le diamant Us vivroiit, de ta gloire éternel monument. Mais toi-même. Le Brun, que l'amour d'Qranie Guide à tous les sentiers d'où la mort est bannie; Qui, roi sur l'Hélicon, de tous ses conquérants Réunis dans sa main les sceptres différents; Toi-même, quels succès, dis-moi, quelle victoire Chatouille mieux ton cœur du plaisir de la gloire? Est-ce lorsque Buffon et sa savante cour Admirent tes regards qui fixent l'œil du jour?

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