Voici le canevas en prose du passage suivant
« Si j'avais vécu dans ces temps, je n'aurais point fait des Arts d'aimer, des poésies molles, amoureuses. Ma muse courtisane n'aurait point... J'aurais mené la vie d'un jeune Romain. Au barreau, dans le Sénat, j'aurais défendu la liberté, ou je serais mort à Vtique d'un coup de poignard.
Fils de la liberté, parmi ses funérailles, D'uQ poignard vertueux déchirer mes entrailles ! Et des pontifes saints les bancs religieux Verraient même aujourd'hui vingt sophistes pieux Prouver en longs discours appuyés de maximes Que toutes mes vertus furent de nobles crimes ; Que ma mort fut d'un lâche, et que le bras divin M'a gardé des tourments qui n'auront point de fin.
Mais, mes deux amis, mes compagnons, je ne veux point souhaiter un monde meilleur où vous ne seriez pas! Plût au ciel que nous y eussions été ensemble. Nous aurions formé un triumvirat plus vertueux que celui... Mais vivons comme ces grands hommes. Que la fortune en agisse avec nous comme il lui plaira : nous sommes trois contre elle. Tout cela doit être fait de verve et sur les lieux i.