‹ Œuvres poétiques; précédées d'une étude sur André ChénierChapitre 222 sur 232 · LXXXV · texte numérisé non relu

LXXXV

ÉLÉGIE ITALIENNE

Tel j'étais autrefois et tel je suis encor. Quand ma main imprudente a tari mon trésor. Quand la nuit, accourant au sortir de la table. Si Laure^ m'a fermé le seuil inexorable, Je regagne mon toit... là, lecteur studieux, Content et sans désirs, je rends grâces aux dieux. Je crie : 0 soins de l'homme, inquiétudes vaines ! Oh ! que de vide, hélas! dans les choses humaines ! Faut-il ainsi poursuivre, au hasard emportés. Et l'argent et l'amour, aveugles déités ! Mais si Plutus revient, de sa source dorée. Conduire dans mes mains quelque veine égarée; A mes signes, du fond de son appartement, Si ma blanche voisine a souri mollement ; Adieu les grands discours, et le volume antique, Et le sage Lycée, et Tauguste Portique ; Et reviennent en foule et soupirs et billets. Soins de pJaire, parfums, et fôtes et banquets,

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