‹ Œuvres poétiques; précédées d'une étude sur André ChénierChapitre 223 sur 232 · LXXX\ I · texte numérisé non relu

LXXX\ I

ÉLÉGIE ITALIENNE

0 belle (son nom, pas le véritable)... tu crains... tu penses, dis-tu, qu'un poète est méch-ant... caustique... détrompe-toi de cette erreur. Non, le jeune poète est doux, innocent... l'enfant des neuf sœurs (peinture romantique)^ tout entier aux muses et aux belles, il ne songe point à nuire, ni même à se défendre de ceux qui veulent lui nuire.

Il n'aime que l'amour : l'amour et les beaux-arts.

En lisant les poètes antiques, il voit, il poursuit, il tient ces belles héroïnes qui exercèrent

D'Apelle et de Zeuxis les suaves pinceaux. Raphaël et David, sur leurs toiles savantes. Offrent h ses désirs vingt maîtresses vivantes.

Quand il voit passer des belles, il les poursuit des yeux, il veut celle-ci, celle-là, il les veut toutes. En vain leurs vêtements... sous la gaze et la soie, il devine les charmes...

D'un flanc voluptueux l'agilité mobile.

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