‹ Œuvres poétiques; précédees d'une notice sur l'auteur et accompagnées de notes par le bibliophile JacobChapitre 67 sur 94 · A SA LYRE · texte numérisé non relu

A SA LYRE

SI la mort ne m'envoie boire Vobli trop tôt, doré ivoire.

Je te promets mander ton chant Deslà où le jour prend sa gloire.

Jusqu'où Tethis le va cachant,

Puis, guerrier courant aux allarmes, Avecques ses ardans gendarmes, Je camperei Berol veincueur ; Mais or j'écri de vaines larmes L'assaut qu'Amour donne à mon cueur

Ja Ronsard fet bruire hautene En France la harpe Thebene, Et, pour chanter l'honneur des rois.

Reçoit la trouppe Aoniene Dedans son heureux Vandomois,

Et ja, sur la rive Latine, Dubellai, la gloire Angirine,

Le Tybre étonné a rendu.

Au luth à la corde argentine.

Du bel olivier dépendu.

A moi, avant que je revienne.

De l'amoureuse Lesbienne Orné du beau myrte ombrageux.

En ma terre Savoisienne Premier j'apporterai les jeux.

KEPAS AMAAQEIAS.

DE ILLUSTRISSIM.« ALLOBROGUM DUCIS

D. MARGARETyE GALLIG^

E GALLIA MIGRATIONE

AD MARCUM CLAUDIUM BUTTETUM JOANNES AURATUS LEMOVIX.

UM Gallicam Dux Margarin Allobrox Sponsus paternes duceret ad Lares,

Phryx qualis Eleam puellam

AbstuHt axe Pelops eburno,

Non Pisa Ixto tempore tristius Nubente flebat virgine praspete Orbas palestras, nec cruore Œnomai madidas quadrigas,

Quam tota flevit Gallia quod nurus

Galli migraret sedibus e soli,

Non illa équestre, sed canorum (Cujus erat decus) agmen orbans.

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