SUR MA FENÊTRE
Petite fleur, sur ma fenC-tre, Dans ce champ long d'un demi-pas, Fleuris pour consoler ton maître Du grand jardin que je n'ai pas.
Lorsque accoudé sur mon pupitre Tout à coup, je vois, en rêvant, Le soleil qui dore ma vitre Et ta tige qui tremble au vent;
Quand je t'arrose feuille à feuille; Quand, pour t'admirer de plus près, Soir et matin je me recueille Penché sur ton berceau de grès;
Adieu ville, adieu prison noire Où rôdent les esprits méchants;