‹ Œuvres poétiques (volume 4)Chapitre 13 sur 138 · L AG E D O R · texte numérisé non relu

L AG E D O R

DAPHNIS

Au fait, tout est possible ; On tirerait sur moi comme sur une cible. Avec le proconsul, brouillons-nous, s'il vous plaît ; C'est moi qui lui fournis son fromage et son lait ! Mais, voyons, puisqu'enfin ta lyre te démange, Et qu'on ne peut se taire, et qu'on n'est pas un ange, El qu'Apollon, Minerve, ayant beau t'enrhumer, Et Satan ne pourraient t'empêcher de rimer. Pourquoi ne pas traiter, sans nous rompre la tête, Le vrai sujet, le seul utile, aimable, honnête. L'éloge de ton temps, sa grandeur, ses progrès? Ah! c'est là qu'on se carre et qu'on vit à l'engrais! Plus docile, à ta place, et quittant ce ton rogue. Je ferais franchement ma quatrième églogue. Vaux-tu mieux que Virgile ? est-il déshonoré Pour avoir encensé son maire et son curé? Et son illustre ami, le chansonnier, Horace, Mit-il tant de façons à jeter sa cuirasse? N'a-t-il pas célébré, par amour du quitus, Mœcenas, atavis édite regibus ?

Veux-tu d'autres leçons ? notre histoire en fourmille.

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