‹ Œuvres poétiquesChapitre 85 sur 124 · CHANT DE LABOUR · texte numérisé non relu

CHANT DE LABOUR

Plus loin! creusez encore un plus vaste sillon. Mes fiers taureaux, avant de rentrer à l'étable; Ma voix excite encor d'un paisible aiguillon Votre lenteur infatigable.

Le travail presse, amis! il faut qu'il dure encor^ Il faut de l'héritage avoir atteint les bornes, Avant que ce sommet cache le globe d'or Qui luit en face entre vos cornes.

Retournons bien ce sol du levant au couchant-, Qu'il offre un lit fécond au grain que l'on y sème! Je veux, pour de longs jours, fertiliser mon champ, Avant de m'y coucher moi-même.

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