‹ OEuvres posthumesChapitre 16 sur 103 · I.e rossignol chante sous la feuillée · texte numérisé non relu

I.e rossignol chante sous la feuillée

La mélancolie et l'amour.

Déjà l'.iurorc éveille la nature ;

Déjà brille sur la verdure

La douce clarté d'un beau jour.

Quel est ce bruit dans la campagne?

Le clairon sonne au pied de nos remparts 1 De l'étranger je vois les étendards

l'Iotteraii loin sur la niontairue.

.1 F.ANNE D'A lie.

\ous avez-vous abandn.iné^, Allées gardiens de la patrio?

Plaignoz-nous si Dion nous ouhlio; S'il se souvient de nous, venez !

J'ai cru sentir trembler la terre.

J'ai cm que le ciel répondait, El d ms un rayon de lumière.

\)n fond des bois une voix m'appelait.

Ce n'est pas une voix bumiine :

Il m'a semblé rprejle venait dos cieux. Mère du CInist, est-ce la tienne?

As-tu pitié des pleurs qui coulent de mes yeux' Oui, l'Esprit-Sainl m'éclaire !

Je sens d'un Dieu vengeur f.a force et la colère Descendre d:ins mon cœur.

— En i[uerre !

Dnip inciTlMiiie

MPKOMPil

llicil Ta vniilil, lions cliciclioiis le |l|ai>^i^.

Tout vi'iii l't'ifard est nu (l»''sir; Mais le di'sir n'csl lit'ii si l'on n'cs|n''r(' ; . Kl (res|)t'rcr c'csl nnc alTairc.

('/csl |(Our(|noi nons devons ainirr l'illnsioii. l't'ni soif If incniicr (jui snl Intnvrr nn nom A la (Irnii-l'olio, A r(! rôvt' t'iiclianli' Oni no i^iicnd de la vnilr (hic ce qiril l'iiiil |i(Hir l'airo aiiiiiT la vie!

A M/VD\MK

Ne nie parlez jamais d'nno vieille amitié, Dans vos clievoux dorés (jnand le printemps se joue l,ni, qni vous a laissé, — lui, si vite oublié! — Sa fraîrlienr dans resjnil, ol sa llenr >ur la joue !

AI liAS J» r.N l'OliTltAIT

IIE MADEMOISELLE Vl (.1 STfNE RROHAN.

,r,ii vu ton sdurirt' et tes larmes, J'ai vu ton eu'ur triste et joyeux :

Qui des lieux a le plus de charmes?

Dis-moi ce que j'aime le uiieux :

Le-s p('rli'< de la houcho ou celles de tes yeux?

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