LE ROI
Kst-ce bien ta pensée?
In commets une faute, et te dis offensée. Tn veux l'ensevelir dans un désert affreux,
70 irrvuEs postiiumi-s.
F( In hk'-ic, <lis-lii, sort oncor les l'jnix tlidix?
?RKDKr.ONnF.
r.ii (Iniih'Z-vons, sf'igiUMii? crnypz-voiis (|imI vullisc,
i'oiir lonl iiit'lln' à genoux, (jn'im ))i iinc ciilrc Ti régliso?
Lorsque par poliliqiio il s'est liuiiiilii'',
1,0 Sicambre oririK'illeux jmnr lui st-iil ;i prir.
Oui, nous servons nos dieux, et nous en faisons irloire.
Ma mère a sa faucille et sa tuni(pie noire;
Et, la nuit, en secret, plus d'une fois sa main
A fait couler lo sani; sur nos trépieds d'airain. IF, n 0 r .
Jésus ! (pie dis-tu là ?
Du temps où j'étais reine,
Mes soins veillaient sur elle, acceptés à urand'peine .
Plus d'un esclave obscur, à vous-même in< onnu,
Lui porta mes présents, et n'est point reveiui.
.le protégeais de loin cette tète sacrée.
Maintenant, comme moi, pauvre et désespérée.
Veuve, et d'affreux lambeaux couvrant ses cheveux blancs,
Elle va dans les bois, se tiainaiil à pas lents.
Chercher ces fruits amers que l'avare nature
Sur la terre à regiet jette à sa créature.
l'uis, lorsque vient l'hiver, il faut que les enfants
Aillent sur les chemins implorer les passants ;
Mes sœurs, mes pauvres sœurs, ù comble de misère!
Vont au setiil des châteaux mendier pour leur mère.
Et chanter au hasard, les larmes dans les yeux,
Ces vienix refrains gaulois si chers à nos aïeux !