LE POETE DONNE AUX CHIENS
Nouvelle persane tire'e du Gulistan de Saadi.
A MADAME L. C
ue faites-vous dans votre solitude D'où, pour les cœurs sous ses ombres nourris, L'aimable paix chasse l'inquiétude Et la relègue au turbulent Paris?
Prenant le frais dans quelque sombre allée.
Jouissez-vous, sur le gazon mollet,
Des doux propos de la muse voilée.
Qu'en ce bas monde on appelle Nollet?
Inventez-vous quelque charmante espèce
De massepains dont le parfum touchant
Au goût exquis de la jeune princesse ',
Fasse admirer les douceurs de Longchamps?
Instruisez-vous quelque élève nouvelle.
Comme j'ai vu votre parente Orry,
A mépriser parure et bagatelle
Pour plaire aux yeux du céleste mari?
De cent plaisii's à toute heure obsédée,