‹ Œuvres posthumesChapitre 14 sur 86 · CHANSON · texte numérisé non relu

CHANSON

Combien dureront nos amours?

Dit la pucelle au clair de lune.

(i) U Artiste f i3 décembre i846.

Ces six vers terminaient la pièce A une Indienne (A une Malabaraise), quand elle fut publiée pour la première fois. (2) Chanson insérée dans la Closerie des LilaSy de Privât d'Angle-

L'amoareax répond : O ma brune, Toujours I toujours !

Quand tout sommeille aux alentours, Hortense, se tortillant d'aise, Dit qu^elle veut que je lui plaise Toujours I toujours !

Moi, je dis, pour charmer mes jours Et le souvenir de mes peines :

Bouteilles, que n'étes-vous pleines Toujours ! toujours !

Car le plus chaste des amours, Le galant le plus intrépide.

Comme un flacon s'use et se vide Toujours I toujours I

VERS LAISSÉS CHEZ UN AMI ABSENT (l)

[Sur Tenveloppe :]

Monsieur Auguste Malassis, Rue de MercéliSy Numéro trente-cinq bis, Dans le faubourg d*Iœelles,

Bruxelles, (Recommandé à TArioste

De la poste.

C'est à dire à quelque facteur Versificateur.)

mont fParis, iD-3a, i84S). Elle a donné lieu à ane parodie pornog^raphique. (V. le Nouveau Parnasse satyrique du XIX* siècle^ a« éd. firazelles,i88i), 1. 1, p. it^i.

(i) Lettre et enveloppe communiquées à l'éditeur du Tombeau^ op. cit. y parM. Deman.

Les deux premières strophes de celte fantaisie rimée avaient déjà été publiées par la Petite Revue du 29 avril i865, avec des commentaires, dans l'article intitulé : M, Baudelaire, poète de cir^ constance,

5 heures, à THermîtage.

Mon cher, je suis venu chez vous Pour entendre une langue humaine, Gomme un qai, parmi les Papous, Chercherait son ancienne Athène.

Puisque chez les Topinambous Dieu me fait faire quarantaine, Aux sots je préfère les fous, Dont je suis, chose, hélas I certaine.

Offrez à Mam*selle Fanny (Qui ne répondra pas ; nenny, Le salut n*étant pas d'un âne) L'hommag"e d'un bon écrivain, Ainsi qu'à Tami Lécrivain Et qu'à Mam'selle Jeanne.

SONNE r POUR s'excuser de ne pas accompagner

UN AMI A NAMUR (l)

Puisque vous allez vers la ville Qui, bien qu'un fort mur l'encastrât.

Défraya la verve servile Du fameux poète Castrat.

Puisque vous allez en vacances Goûter un plaisir recherché, Usez toutes vos éloquences.

Mon bien cher Coco-Malperché (2),

{Comme je le ferais moi-même)

^i) 1« Petite Revue, 29 avril i865. V. la note précédente, p) Surnom transparent de Poulet-Malassis .

A dire là-bas combien j'aime Ce tant folâtre Monsieur Rops,

Qui n'est pas un grand prix de Rome, Mais dont le talent est haut comme La pyramide de Ghéops !

PUBLIÉES DEPUIS LA MORT DE l'aUTEUR, OU INEDITES

N'est-ce pas qu'il est doux » maintenant que noussonimes( i ) Fatigués et flétris comme les autres hommes.

De chercher quelquefois à TOrient lointain Si nous voyons encor les rougeurs du matin, Et, quand nous avançons dans la rude carrière, D'écouter les échos qui chantent en arrière Et les chuchotements de ces jeunes amours Que le Seigneur a mis au début de nos jours?...

Il aimait à la voir, avec ses jupes blaoches, Courir tout au travers du feuillage et des branches. Gauche et pleine de grâce, alors qu'elle cachait Sa jambe, si la robe aux buissons s'accrochait...

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