‹ Œuvres posthumes complètes le Koran Sterne inéditChapitre 65 sur 173 · PARTIE I · texte numérisé non relu

PARTIE I

comme vente, un succès très-su (lisant. — Cela m'encouragea. — Je continuai à marcher ù l'aventure, en chantant, a la lin de chaque chapitre, a mes auditeurs aux oreilles d’âne, ce vers de Midas :

« Corame ils trottent autour <lu Mai. »

Je parodiai toutefois le texte dans lequel, an lieu d’ale brune, vous êtes prie de lire seulement petite bière. —

Ce qui me divertit au dernier point, fut de voir qu’un certain nombre de mes plus ingénieux lecteurs avaient découvert, sous mes boutades, mes caprices et mes fantaisies, un grand but, un pian profond, qui, ils se l’imaginaient et l'affirmaient, se dévoilerait lui-même a la fin de l’ouvrage. —

bien plus, quelques esprits, plusdevineurs A’ènigmes que les autres, ont prétendu pouvoir suivre mon (il a travers chaque volume, sans perdre un instant de vue ma trame. — Quelle belle ardeur d’enthousiasme ! — Avec quelle pénétration et quel profit de pareils individus doivent lire l’Apocalypse ! Certainement, pour eux, un millenium est une chose trèsclaire,

Cependant, je dois avoir la mod estic d’avouer qu'il se trouvait, semés ç’i et la, quelques passages remarquables dans ces volumes. — In slerquilinio màrgaritam renerit. — Bien des préjugés y sont ri-

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diculisés et la charité et la bienveillance y sont préchées et conseillées. — On y galope, quelquefois, à travers champs et grandes routes, sans autre but que de jouir d’un peu d’air et d’exercice ; — un objet malheureux se présente et réveille notre charité et notre compassion.

Je chevauchais ainsi a l’aventure, à travers mes pages, par flânerie et pour me distraire — jusqu’au moment où un incident d’humanité n»e saisissait à la tjorge et me désarçonnait. — C'est l'a mon fort . — Ce que nous sentons vivement nous l’exprimons de même; — et sur de tels sujets, une double énergie anime celui qui, en piaulant pour les autres , se soulage lui-même.

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