‹ Œuvres posthumes d'André Chénier, augmentées d'une notice historique, par m. H. de Latouche; revues, corrigées, et mises en ordreChapitre 12 sur 119 · ET AU MARQUIS DE BRAZAIS · texte numérisé non relu

ET AU MARQUIS DE BRAZAIS

Xje Brun, qui nous attends aux rives de la Seine, Quand un destin jaloux loin de toi nous enchaîne; Toi, Brazais, comme moi sur ces bords appelé*. Sans qui de l’ Univers je vivrais exilé.

Depuis que de Pandore un regard téméraire Versa sur les humains un trésor de misère.

Pensez-vous que du Ciel l’indulgente pitié I>eur ait fait un présent plus beau que l’amitié?

Ah ! si quelque mortel est né pour la connaître , C’est nous, âmes de feu, dont l’Amour est le maître. Le cruel trop souvent empoisonne ses coups :

Elle garde à nos cœurs ses baumes les plus doux.

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