‹ Œuvres posthumes d'André Chénier, augmentées d'une notice historique, par m. H. de Latouche; revues, corrigées, et mises en ordreChapitre 28 sur 119 · ARCAS · texte numérisé non relu

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Qui le laisse échapper ne peut le retrouver.

Les fleurs ne sont pas tout ! le verger vient d’éclore ; Et l’Automne a tenu les promesses de Flore.

Le fruit est mûr, et garde, en sa douce âpreté, D’un fruit à peine mûr l’aimable crudité.

L'oiseau d’un doux plumage enveloppe son aile;

Du milieu des bourgeons le feuillage étincelle;

La rose et Damalis de leur jeune prison Ont ensemble percé la jalouse cloison.

Effrayée et confuse, et versant quelques larmCs,

Sa mère, en souriant, a calmé ses alarmes.

L’hyménée a souri quand il a vu son sein Pouvoir bientôt remplir une amoureuse main.

Sur le coing parfumé le doux Printems colore Une molle toison intacte et vierge encore;

La grenade, entr’ouverte, au fond de ses réseaux Nous laisse voir l’éclat de ses rubis nouveaux.

IDYLLES

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