BACCHUS
Viens, ô divin Bacchus, ô jeune Thyonée,
O Dyonis , Evan , lacchus et Lénée ,
Viens, tel que tu parus aux déserts de Naxos, Quand ta voix rassurait la fille de Minos !
I^e superbe éléphant, en proie à ta victoire.
Avait de ses débris formé ton char d’ivoire;
De pampres, de raisins mollement enchaîné.
Le tigre aux larges flancs, de taches sillonné.
Et le lynx étoilé, la panthère sauvage.
Promenaient avec toi ta cour sur ce rivage, li’or reluisait partout aux axes de tes chars;
Les Ménades couraient en longs cheveux épars.
Et chantaient Evoë , Bacchus et Thyonée ,
Et Dyonise, Evan, lacchus et Lénée,
Et tout ce que pour toi la Grèce eut de beaux noms; Et la voix des rochers répétait leurs chansons ,
Et le rauque tambour, les sonores cymbales,
Les hautbois tortueux, et les doubles crotales, Qu’agitaient en dansant sur ton bruyant chemin
lao IDYLLES,
Le Faune, le Satyre et le jeune Sylvain,
Au hasard attroupés autour du vieux Silène, Qui, sa coupe à la main, de la rive indienne. Toujours ivre, toujours débile, chancelant.
Pas à pas cheminait sur son âne indolent.
IDYLLES