I . D^jauire. a. Nessus. ( Note Je l’Édit
IDYLLES
Parcourait ses cheveux, son visage, son sein;
Et sa main quelquefois, aimable et caressante, Feignait de châtier mon enfance imprudente.
C’est devant ses amans, auprès d’elle confus.
Que la fière Beauté me caressait le plus.
Que de fois ( mais , hélas ! que sent-on à cet âge ? ) Les baisers de sa bouche ont pressé mon visage! Et lest bergers disaient, me voyant triomphant:
« O que de biens perdus! ô trop heureux enfant! n
Toujours ce souvenir m’attendrit et me touche. Quand lui-même, appliquant la flûte sur ma bouche. Riant, et m’asseyant sur lui, près de son cœur. M’appelait son rival et déjà son vainqueur.
Il façonnait ma lèvre inhabile et peu sûre A souffler une haleine harmonieuse et pure;
Et ses savantes mains, prenant mes jeunes doigts. Les levaient, les baissaient, recommençaient vingt fois. Leur enseignant ainsi, quoique faibles encore,
A fermer tour à tour les trous du buis sonore.