IMITÉ DE M.ATON
La reposait l’Amour; et sur sa joue en fleur D’une pomme brillante éclatait la couleur.
Je vis, dès que j’entrai sous cet épais bocage.
IDYLLES
Son arc et sou curquois suspendus au feuillage. Sur des monceaux de rose, au calice embaumé, Il dormait. Lu souris sur sa bouche formé L’entr’ouvrait mollement; et de jeunes abeilles Venaient cueillir le miel de ses lèvres vermeilles.
J' APPRENDS, pour disputer un prix si glorieux.
Le bel art d’Érychtou ' , mortel prodigieux ,
Qui sur l’herbe glissante, en longs anneaux mobiles. Jadis homme et serpent , traînait ses pieds agiles. Élevé sur un axe, Érychton le premier Aux liens du timon attacha le coursier.
Et, vainqueur, près des mers, sur les sables arides. Fit voler à grand bruit les quadriges rapides®.
Le Lapitlie hardi, dans ses jeux turbulens,
I^e premier des coursiers osa presser les flancs.
Sous lui, dans un long cercle achevant leur carrière. Ils surent aux liens livrer leur tête altière.
Blanchir un frein d’écume, et, légers, bondissans. Agiter, mesurer leurs pas retentissans.
1 . Fils de Vulcain et de la Terre. ( Note de l’Éditeur. ) Primua Erlchibonius cqitus et qnatnor aasus Jniigere equos, elc,
( Gcorçic.i l»v. IH. )
( No(c de CÉditcur.)
CEuvrrs posthumes.
IDYM.ES,
Je sais, quand le midi leur fait désirer l’ombre, Entrer à pas muets sous le roc frais et sombre. D’où, parmi le cresson et l’humide gravier, Naïade se fraie un oblique sentier.
I/à, j’épie à loisir la Nymphe blanche et nue.
Sur un banc de gazon mollement étendue.
Qui dort, et sur sa main, au murmure des eaux, Ixiisse tomber son front couronné de roseaux.
Tu gémis sur l’Ida*, mourante, échevelée,
O Reine! 6 de Minos épouse désolée!
Heureuse si jamais, dans ses riches travaux,
Cérès n’eût pour le joug élevé des troupeaux*!
Tu voles épier sous quelle yeuse obscure.
Tranquille, il ruminait son antique pâture;
Quel lit de fleurs reçut ses membres nonchalans; Quelle onde a ranimé l’albâtre de ses flancs:
O Nymphes, entourez, fermez, Nymphes de Crète,