‹ Œuvres posthumes d'André Chénier, augmentées d'une notice historique, par m. H. de Latouche; revues, corrigées, et mises en ordreChapitre 96 sur 119 · ODE IV · texte numérisé non relu

ODE IV

J’a.1 vu sur d’autres yeux, qu’ Amour faisait sourire, Ses doux regards s’attendrir et pleurer.

Et du miel le plus doux que sa bouche respire

Un autre s’enivrer; ^ • i

Et , quand sur mon visage un trouble involontaire ' Exprimait lé dépit de mon cœur agité..

Un coup-d’œil caressant, furtivement jeté.

Tempérait dans mon sein cette souffrance amère.

Ah ! dans le fond de ses forêts ,

Le ramier, déchiré de traits.

Gémit au ;noins sans se contraindre ; ,

Et le fugitif Actéon ,

Percé par les traits d’Orion ,

Peut l’accuser et peut se plaindre.

ODES

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