AVERTISSEMENT. XLI
condamne. Qui des deux a tenu d'aiie main impartiale là balance de la justice? Nous laissons au lecteur le soin d'en décider. Nous dirons seulement que M. Leveaque s'était institué }ugè et partie dans sa propre cause , puisqu'un de ses ouvrages , VHis^foire criiiqae de h république romaine , avait été désigné par la classe de l'Institut dont il faisait partie, comme devant être mis au nombre des compositions historiques admises au concours , et faites pour disputer le prix. M. de Rayneval avait plus de raisons d'être impartial : il n'avait besoin pour porter un jugement moins sévère de la manière dont Rulhière avait raconté certains faits , et de l'esprit dans lequel tout l'ouvrage est composé , que de moins écouter des souvenirs personnels. Ancien membre très-distingué du corps diplomatique , M. de Rayneval avait joué un rôle actif dans l'affaire du premier démembrement de la Pologne. Son opinion devait ^tre de quelque poids dans la discussion; mais s'il avait une connaissance plus étendue du sujet traité par Rulhière , on devait craindre qu'il ne cédât aux préventions toutes les fois que l'historien n'aurait pas des événements et des hommes la même opinion que lui. Quoi qu'il en soit , on trouve consignés dans ses observations quelques faits qui diffèrent plus ou moins dans les détails des mêmes faits racontés par Rulhière. Noos les avons placés après les observations de M. Levesque , laissant à ces différents historiens le soin de se rectifier les uns par les autres.
XLII AVESnSSEMEKTc
Quant laux deux rapports de M. Daunou , premier éditeur de l'Histoire de Fanarchie de Pologne , ils nous ont paru présenter un tableau si fidèle de cette histoire, que nous les donnons dans leur entier pour tout ce qui est relatif à l'ouvrage de Rulhière* C'est un habile écrivain qui en juge un autre; et flous ne craignons pas de dire que son jugement sera confirmé par la postérité.
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