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li'autear arrive à cette époque dèaia fii| de son qua-tiième livre ,. et les aèuf dcitress tie correspondent qu'aux huit annéesi suivantes. Sa narration devait ç'ëteadre jusqu'à Tannée 1772 , ou même jusqu'au tmité dq K^iml'di en 1774 ; <naîs il est mort fans avoir mis en osuvre les matériaux qu'il avant rassemblés ppur poop^ser les deux ou trois? derniers livres d^son ouvrage.
ita classe a dé^à eu occasion de s'occuper de cette histoirf) , dont l'auteur avait été dénoncé comme le plagiaire de l'un de^, plus médiocres écrivain^ dci diii-huitième siècle. Bans un rapport de M. Ginguené 9 adopté par v^nois , MfiSbiBims , le 10 juin 1 84^ , et qui a servi éfi réponse» aux questions que le ^f9uvei^eaient voua avait adressées , Rivttiière e$t pkipepienl ^ngi^ d&eetle étraofçe imputation qui n> plus^ été reproduite 9 et dont le jury n'a pas daigné ae souvenir ;j^ A'en parle ici que pour rap» peler lfssqpalific<9tionshanoraUes quevonsdcmniess d^sjce raj^^t , à \JIi$iQire df i'am&Kçlm 4^ Aihgne. Elle y est ir^pifésent^ comme un bonouvrage, comme u|i livre trèsrbien éerit.
Cepes^âant on y ^^uenidrqiiiéT d'abord des interyer^ioufi^ d^H^ Vi»r^ èhrumokigii^fr des récits, L'auteiuf , pour ne.pas iUtorompre te £|1 -des ëv^nemeilt^d'un m^me genxwi < se met quelquefois dans la n^es^ité der<9¥emra»]R ses pas , et n'indique pas toujours à ses lecteurs l'époque précise à laquelle il les raindae. Quoique dette- époquci ne soit jamais antéfitui^e qttc^ dt quelques mois à 4relle qn'U vient
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d'atteindce , il en résulte pourtant de légers em« barras qu'il fallait prévenir par un plus grand nombre de dates positives , soit dans le teste , soit dans les notes marginales. Mais Fabsence de ces indications est à reprocher à Féditeur , bien plus qu^à Fauteur qui peut-être s'était promis de praoïdre ce soin au moment de la publication de Fouvrage. Au surplus, le jury n'a pas non plus repi^oduit cette critique qui n'est pas d'une très-baute importance.
C 'est de partialité quelejury accuse Rulhière, non pas pourtant de celle qui consâsterait dans l'infidélité des récits ; au contraire , le jury déclare qu'«/» comparant cette histoirt aux autres écrits historiques sur la même époque , on ne peut reprocher à Rulhière d avoir altéré la vérité des faits. Mais cet historien porte sur les Russes , sur Catherine U , sur Poniatowski y sur les confédérés polonais , des jugements qui , sous sa plume , deviennent des peintures ; et c'fôt lorsqu'il peint ou qu'il juge ainsi, qu'on le trouve partial. Il est d'ailleurs si peu tenté d'arranger, les faits qu'il raconte pour les opinions qu'il professe , qu'on lui a reproché des contradictions en recueillant dans son propre livre les détails historiques par lesquels ses opinioï»» politiques semblaient pouvoir être combattues. Eu effet , toutesles ciii^constances qui pourraient induire à ne pas penser -comme lui , on les apprendrait de kii'-méme^ • •>
Ainsi, qucûqu'il refu^ le nom d'activité gu^-*^ rière et même de courage proprement (H^à lim^
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mobile mtrëpiâité des Russes, il a soin de dire qu^ils -ont vaincu Frédéric-le-Grand , et que jamais 3oo Moscovites ne se sont détournes pour éviter 3ooo Polonais. Ainsi encore , lorsqu'il juge avec rigueur certaines actions de la czarine, lorsquMl la représente comme entraînée plus d'une ibis par ses pas* sions hors des limites de la justice et même de la pru* dence, 41 ne sait dissimuler ni les grandes qualités de Catherine II , ni Téclat de son règne , ni Thabîleté de son administration intérieure, ni sa clémence après les succès, ni sa fermeté dans les revers : Une juste admiraiion , ce sont les termes de Thistorien , se mêle aux sentiments que lui inspire cette souveraine, comblée , dit*il , de tous les présents de la nature et de la fortune. Voilà pourquoi je ne saurais partager Tavis de ceux qui affirment que cette histoire , écrite sous la dictée de la haine , n'excite dans l'âme des lecteurs que dés affections haineuses. J'y trouve l'expression non delà haine , mais d'une improbation sévère , trop sévère peut-être, et pourtant toujours paisible , toujours tempérée par des restrictions ou même par des hommages.
Je n'aperçois , d'ailleurs , entre ces éloges et cette censure d'une même personne , d'autre contradiction que celle que présente trop souvent la nature humaine modifiée par les habitudes de la société. Bien moins encore accuserais-je l'historien d'être en opposition avec lui-même , lorsqu'il nous peint les égarements d'un peuple pour lequel il veut, diton , nous intéresser. S'il nou3 eût représenté les Po-
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lonais comme im peuple sage , gouverné par des lois sages , et toujours u^aUienreux sans jamais mériter de réti^^e , ce tableau, si je tie me trempe , nous eût para presque aussi froid qu'il eût été infidèle. C'est par leurs efforts inconsidérés et coiiragenx pour conserver une in4épeiidan€e que les vices de leurs institutions politiques allaient enfin leur ravir; c'est par le mélange deleiïrs erreurs eC de leurs r&»lutions généreuses , de leurs faixtes et de leurs vertus , de leur bravoure et de leurs revers, tpxt les Polonais nous intéressent si vivement ; et leurs égarements âaient , si j'ose le dire , tri^ i^écieux à leur habile historien., pour qu'il consentit à s'en interdire la peinturé. . Cependant on l'accuse aiss^i d'inspirer une trop haute idée de certain^ personnages , de transformer en héros des hpmiQes vulgaires^ dont ks nKeurs privées avaient , dit^on- , peu de dignité , ou qui même n'ont pas terminé fort honoralHement leur carrière pplitique. Mais ici, la qûestioia^ e^l de savoir çonunent ik l'avaient eommeneée; s'ila étaient , avant 1772, tels que Rulhiètis les a d^iitts; si, par exemple , il noDs 9 fait ^ïh récit fidèle tk la di^ç 4^^764? €* ^i Mabfeoqski^.si: Mpkranouski se sont jdofs illusfjés^p^ des actions^ cpuï'ageuses* Il suffit que l'historien n^ ppisse être dénlienti par aur cun témoignage ^jt|lih/ei|tî<|ue; il ne ^'agit poinlb àè rech^çl^er si , daxis Ig ^uit^ ,, les.hépos ne se.sont paf déinj^ntis çux-m^n9l^« U n'éçi^t pa» leur vie pri^ yée , ni nc^âme toute Imit vie publique; il racimté sçulenoient celkfr4Q jei^^aetioiis i^nt apparjbienneiit