‹ Œuvres posthumes de RulhièreChapitre 18 sur 70 · DISCUSSION. U · texte numérisé non relu

DISCUSSION. U

en servant céhd du ^[Ouveroeinent frinçaîs , défenddit la meilleore cause.

Cette cause 9 que le jury croU la meilleure , rîea ne nous autorise è supposer que Ruihière Taii regardée comme la plus mauvaise , et qu'il ait été , ea la défendant , l'ei^ne dune^partiatité qui n^éiait poinÉlasienne.IlvL'ejhte aucun monument , aoeuti indice à l'appui d'une telle hypothèse. Qnil se Boil trompé^ qnll ait mal connu ks intérêts <le la Pologne et de l'Europe , d'autres historiens célèbres ont commis dépareilles erreurs; mais qn'tl ait écrit, darant vingt^ux ans ce qu'il ne pensait pas, qu'il ait consumé sa vie et condamné son talent à soute-' air , contre ses propres c^iaions, un parti vaincn sans ressonree , des intërêts politiques dqà mod^À ou remplacés par de plus nouveaux: intérêts, une canse perdne et xpé d'autres qperdles « d'au! resév« nemenls anrjôent presqile Êiit oublier avant qu^il put ^M!faevér de la défmdre; }'at peine à concevoir , dans UQ fionâme qui n'était dépourvu iA d'esprit al de raison , mie mauvaise foi si gratnite et A pleine*ment insensée.

Il n^est qu'une passion qui ppisse comi|iai?K]|er tant de veilles et entretenir tant' de persévérance;, c'est l'ardent désôr d'une. g^afnde;g^î[»re littéraire : laisser wa ouvrage: qui mââtât lesiifiïage^es bom-r mes écliairés de tons lestsièdes, v^ilà «pselfut ^ ;selon le jury , U bnide^Rùlbière; Il s'empara 4'u'n svijet sur lequd des «ivranstâncos particulières w^mifi dirigé ses|A^easiersTisgàrdSt et qui rénnîssaîtii'^iL-r

Lit DISCUSSION.

leurs les plus heureux caractères, unité, vmëtëv mouvements, originalité dans les détails, vaste importance dans les résultats. Il y vit la matière d'une grande composition historique, et voulut feire ce que le jury croit qu'il a fait , Tun des meil^ leurs livres d'histoire qui existent dans notre langue. J-aVoue ciue Rulhière , après avoir vérifié les relations avec. une exactitude scrupuleuse, ne les a point transcrites avec la plus froide indifférence. Lès événements avaient fait sur lui des impressions qui ,' retracées dans son livre , y jettent beaucoup de charmes , et peut-être aussi quelques prestiges. Par cela même que le talent suppose des sentiments tïès-vifs , il ne lui est pas donné d'éviter toujours les préventions; ^et s'il ne fallait mettre au nombre des historiens recommandables que ceux qui ne laissent jamais voir à quelle nation , à quelle religion , à quelle cour , à quel parti politique , à quelle secte philosophique leurs habitudes lesont attacha, j'ignore après tout quels noms il sœait permis de conserver dans cette liste. La circonspection avec laquelle il convient de lire les plus beaux livres d'hf^oire , n'est pas un motif de ne les point admirer. .

« Ce qui fait le plus de peine , disent les( eenj» '«eurs de Rulhière', c'est qn'im sent, qu'il dit^oa- >» vent la vérité , et qu'on* ne sait comment la d4n »' mêler deTerreur. » Où Iés:vérités>sont si difficiles à reconnaître , il feut que les. erreurs ne $oient p^ très-âétermi ttées* <3ependdBl> pour ^dAscjBrn^ îfii Ifs

Discusi^ioM. un

4ine5 et les autres , ou plutôt pour designer les ar«ticles qui méritent moins de coi^ance , peut->étre, comme je Tai dit , suffirait-il de séparer , des narrations proprement dites , les jugements dé Thistorien. Il n'est point accusé d'altérer volontairement les faits qu^il raconte ; les inexactitudes qui lui sont vagoenient reprochées seraient aussi rares, que légères. On .sait que^ pour constater la vérité de chaque détail historique ^ il n'a négligé aucun genre de recherches et pour ainsi dire de perquisitions. On pourrait produire les monuments de son travail, de ses études , de ses doutes , de ses scnipules même , et en quelque sorte le re^stre des informations qu'il prenait , des véiificatiiMis qu'il se prescrivait , des témoignages <pi'il comparait '^ et des longues épreuves qu'il faisait subir à tous les éléments de sa narration. Ici donc le mensonge n'est nulle part ^ l'errair n?est fias dans les récits ; et si quelque té^ méràé se rencontre dans les opinions^ c'est un écueil que d'kutirea historiens 'illustres n-ont pas toujours évité. ;: ^ i. • •"

Le vif intérêt que prend Rulhière à l'histoire qu'il écrit > àcAt être compté parmi les causes qui impriment à ses récits tant de mouvement , - à* son style tant de couleur, et souvent, dit le jury , tant d'â^lat. Le jury ajoute que , toujours correct V le style de cet écrivain peut en général' sembler :Â*op so^né-.iictqm aufond^seraitae* l'être point assez : .mais je: doisi avouer: que yy aperçois fort peu cel ^exÊi^ 4» soin ^ ou jpour mieux idiré que je n'y dé-

couvre pas cette empreinte da travail. J'y remarquerais plutôt an petk nombre de néglîg;ences ; par exemple f quelques mots répétés sans g;râce c<Hnme sans naoesisilé , et par .conséquent par inadvertance. Au reale^naedîttion pore , élégante ^ hannotnense^ est le moindre mérke de Vouvrage de Rulhière ; son style animé ^ pittoresque et flexible , rémik tous tes- genres de beautés que permet , ou plntôt cpi^MÎge rhisloirè; et j soît qu'il raconte , soit qu'il observe ^ sott qu'il décrive les événements j sob. qu'il peigne les personnages ^ ou qu'il noés ^&6se entendre lenrs discours , on reconnaît par-tôut le ^iacîple j et souvient Vémtarle des grands historiens ^àt Tantiquité. Get te : manière d'écrire THistoire ^upposfe un. art si profond^ et prescrit au talent de si kn^s travaux ^ qiB'il n'est pent^êf re pas étonnant cpït Aillhière' ait eoifrioyé plus dé vingt années à nt^Hièpoâer aii^î «moins de .qualnevohi^es. C'est arec cette lenteur laborieuse que se perfectionneirt les lamelles produciions IiltQrâir)BS,sonblabIes aux grands ouvrages de la nature qui croisses et s'âevent

.Je cpnclwsi avec le jory que TiHiatefire de l'anar^

lehie^ i^higne a. v s6r:tcnls lès aAjtre&oliTrages hiÂ-

A^riques: f ubtiés .depuis 1 798 , line *ieUé supàith-

•it^V^v^ qu'on :la/[doît présenter 'comme- digne du

: I«esitriiiîq •aéntÎMiS>hmidrable9iqise|le jury pro^ ^se .ri|nei%:^aan;^eùi a^ssiTr^rèsHmëritées» ;' ^maisT^ à'jnjin arirss;p teipranière distînelion *dft cSè genre

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