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cîpalesd'an événement, d'aatres événements qui en ont été là conséquence, même tardive. C'est le défaut capital de son plan; à Ten croire, ce serait l'influence de la Russie qui aurait produit l'anarchie de la Pologne. Mais tout au contraire, c'est l'anarchie de la Pologne, bien antérieure à la puissance de la Russie , qui a donné à celle-ci l'occasion et les moyens de déployer cette influence , et ensuite à ses autres voisins la tentation d'y prendre part
Cherchant ^ans cesse à faire envisager son principal personnage , le roi Stanislas- Auguste Pcniatowski sous un aspect défavorable, l'auteur le présente d'abord comme un émissaire secret^ enr voyé par les princes Czartoryski à Pétersbourg, et qui avoit eu besoin qi^e l'ambassadeur d'Angleterre le leur désignât , Vobtînt d'eux pour cette mission. Cet ^m/f^oÂr^ ^ecr^/ était leur neveu ^ élevé par çux. pour le trtoe, d'après une opinion établie dam leur, famille , qu'il en était digne , et qu'il y monterait.. Il y. parvint en effet , et il faut convenir que ce fut par l'influence d'une puissance étrangère. Mai^ c'est aussi ce qu'avaient fait ses trois prédécesseurs Auguste II, Stanislas Leczinski et Auguste lU. C'est de même ce qu'avaient fait tousses prédécesseurs, depuis que sa nation était désorgantséje. Puisqu'elle n'avait point de puissance intérieure, il bUait bien qu'elle reçût ses rois de la puissance d'autrui.
I4 puissance étrangère., qui appqya son cou-
LXii rascussiOK.
roniieinênt, û'avait pas en cela été contraire au vœu national. Stanislas - Aagiiste Poniatowski était Piaste comme Stanislas Leczin^. Les Polonais Yonlalent pour roi un de leurs compatriotes. La maison de Saxe n'avait que très peu de partisans. La France n'avait accordé au prince Xavier qu'une simple et inutile recommandation; les sufïirafçes n'étaient partagés qu'entre le comte Pcmiatowski , son cousin-germain le prince Adam Czartorydd , et son beau -frère le grand général Branicki.
Quant à ce dernier , protecteur et patron du général Mokranowski , duquel V Histoire de V^nar" chie de Pologne fait son principal héros , on est singulièrement choqué de voir M. de ilulhière insinuer ( tome I , page 295 ) que la liaison entre le protégé , qu'il donne comme si vertueux , et son généreux bietifaiteur , tenait à une petite intrigue domestique qui Compromettrait trois personnes , dont deux au moins ont toujours été dignes du plus grand respect. Il a peur qu'on ne l'ait pas compris, et revient ( page 190 du second volume ) à la même imputation au sujet d'un danger couru par M. Mokranowski. Ces sortes d'anecdotes , toujours dénuées de preuves , et souvent fausses , quand c\\e& ne conduisent à aucun événement et n'ont- aucune suite politique , doivent être sévèrement bannies^ de l'histoire.
Quanti le prince Râdzîwif et sa confédération' ont recours à la 'protection des Russes , puis à délié des Turcs , plus dangereuse encore , parce qu^ leurs
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troupes , sans aucune discipline , eammettent de bien plus grands ravages , c*esÉ , dit Tauteûr , par amour de la liberté , et pour maintenir leurs an-tiennes lois. Leur vénalité , leurs manœuvres , les tentatives que fit à Péteïsbourg le comte Oginski , leur asservissement aux étrangers qu'ils implwent , lui paraissent toujours excusables! Il n'y voit que de bons motifs ; il ne parle de ceux qui tiennent cette conduite, que comme de citoyens pleins d'hon« neur , d'élévation et de vertu.
Mais si le roi Potiiatovrski , ou ses oncles , se servent du pouvoir de la Russie pour aider à l'établissement de lois beaucoup meilleures ^ indispen-* sables même pour rendre à la république une constitution , il ne voit en eux que des intrigants et des despotes.
Si la majorité des Polonais demeure tranquille, et si les conftdérations ne peuvent rassembler que de faibles troupes , c'est de la part de la noblesse une prudence nécessaire pour attendre des temps plus heureux avant de manifesta son opinion. — Et si le roi temporise , s^il attend que les esprits soient calmés et ramenés par un véritable amour de la patrie aux seules Icms qui puissent mettre la nation à portée de redevenir une puissance , et d'administrer ses àf&ires intérieures, M. de Ru^ Ihière accuse d'irrésolution ei de lâcheté sa persévérance pour ces lois et ces institutions proposées par ses oncles , adoptées par sa raison et par son
€<KUr.
LXIV BIIÎCUSSION.
La nature des lois et Ienrs'ciiâ{>o$itions font pourtant beaucoup en pareil cas.
M. de Rulhière est forcé de convenir que la loi de Funanimité et la rupture des diètes par un seul suffrage, rendaient tout gouvernement impossible; et que Fusage de laisser le peu qu'on avait de finances à la disposition arbitraire des grandstrésoriers , et d'abandonner les troupes , d'ailleurs sans paie , à la fantaisie des grands généraux , avait les plus graves inconvénients. Mais c'est le maintien de ce désordre qu'il appelle patriotisme et vertu. Ce sont les efforts faits pour y remédier , qu'il nomme bassesse et tyrannie.
Quoiqu'il convienne ( tome I'' , page 34 ) qu'en iSyS , régaUté parfaite des noUes polonais n'était point altérée , dans leurs droits de cité , par la différence des opinions religieuses , et que les catholiques eux-mêmes étant compris dans cette formule inter nos de religione dissidentes , il n'en blâmé pas moins les non-aUholiques d'avoir «isuite réclamé contre l'abolition des droits politiques dont ils avaient si long-temps joui , et qui étaient si conformes au droit naturel. Croire cependant qu'on peut être privé de son état, et perdre la part que l'on avait à la souveraineté pour des opinions re^gieurses^ ce serait dire que les deux rois de Pologne, Au-* guste II. et Auguste III, auraioatdû être expulsés dé leur électprat de Saxe, et que les Jigueurs em. France avaient raison de ne pas reconnaître Henri IV. ... :
M. de Rulhière aurait voulu , qu'afin de mainn-