‹ Œuvres posthumes de RulhièreChapitre 24 sur 70 · DISCUSSION. LXVII · texte numérisé non relu

DISCUSSION. LXVII

mieux dire , ^a Tiatipn aurait , conjoÎQteiQent avec lui , exercé leur souveraineté commune , quand les projets qu'il aurait soumis à la diète y auraient obtenu la majorité des suffirages. Mais la loi de V unanimité détruisait également la souveraineté de la nation et celle du roi , pour toutes les opérations utiles et voulues par la majorité. Elle transportait la souveraineté nationale à un se^l citoyen , non pour faire aucun bien , mais pour empêcher tout bien. C'est là ce que M, de {lulhière loue comme la conservation des aràciennes (ois , f ou de cette » paisible anarchie dan$ laquelle là Pologne , dit- » il, avait vécu heureuse pendant quarante années » ( tome n 9 page 337 )^ ^ P^^** laquelle , selon » lui , tous les bonâ citoyens devaient combattre. *> Ge^ prétendus bonsNcitoyens ont enlevé t de nuit , dans les rues de sa capitale ^ leur toi régnant depuis l^uit ans f reconnu de toute TSurope , long-temps ^ecQQnn par eiix-mémes. Us <mt tiré vingt coups de feu snr sa voiture ; iU ont m^E&acré le brave beiduque qui le défendit; ils Font sabré lui-même, parce qu'il avait aussi tiré Tépéè j^our sa propre défense. Et lorsque , grièvement blessé d'un coup qui avait entamé le crâne aases profondément , pour que plusieura années après on pût y loger le bout du doigt , il parvint cependant à se foire ramener par un de ses assassins , dont la consigne f^rmoUe était de le poignarder au premier effort que Von, pourrait tenter pour fe retirer de leurs mains ; ce changement de résolution du coupable ,

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