LXVIII DISCUSSION
cet événement inattendu furent le fruit du sangfroid que Poniatowski avait conservé , et de sa noble éloquence : toute cette aventure n^est pas dW homme sans courage.
M. de Rulhière essaie d'atténuer le crime , en .disant que les conjurés ne voulaient pas tuer le roi. On peut croire qu'ils . auraient mieux aimé remmener vivant et comme otage ; mais il est certain que sa mort ne les inquiétait nullement : la predvè en est dans sa blessure et dans la consigne du der«nier gardien qu'ils lui donnèrent.
M. de Rulhière prétend qu'ils ne tirèrent qu'im coup de pistolet^ et seulement pour reconnaître , à la rapide lumière de ce coup, si c'était bien le roi qu'ils arrêtaient : singulière façon de s'éclairer. Mais les domestiques qui précédaient la voiture avaient des flambeaux ; et , quoiqu'ils eussent été i séparés de leur maître et retenus en avant, ces flambeaux devaient encore rendre la flamme dn pistolet inutile : d'ailleurs , les conjurés avaient suffisamment reconnu la voiture et le prince, avant de les attaquer.
M. de Rulhière dit aussi que le roi put se dégager assez pour frapper un ^and coup à la porte de son oncle. — Les conjurés ne pouvaient se flatter de l'enlever qu'en l'investissant loin de, cette porte; et si l'on y eût .frappé , leur entreprise aurait échoué; car il y avait chez le prince Czartoryski un corps-de-garde de guaire-virtgts hommes d'é^ lite , très-dévoués aux oncles et au neveu , et les as-