DISCUSSION
saillants n'étaient que vingi-Juâity dont dix se te* naient à dii^ance moitié entête, moitié en queue , pour barrer la rue. •
L'Europe fut indignée de cet attentat , si contraire aux lois et aux mœurs de tous les pays. La cour de France, déjà méconteiite de ce que les confédérés avaient , contre son. intention , déclaré vacant le tr6ne d'un roi qu'elle reconnaissait et ne combattait pas ouvertement, retira les secours qu'elle leur dotnnait eu argent et en hommes , non formellement avopés', m^s envoyés comme aventuriers.
La confédération , qui n'avait pas quatre mille Polonais sous les armes , et qui, après avoir porté les différents noms de Barr, deCracovie^de Biala, d'Ëpéries, de Teschen, de Litjbnanie et de Pologne , parvenue enfin à réunir quelques gaitils^ hopimes de toutes les provinces , avait pris celui de générale sans en devenir plus puissante, reconnut qu'elle ne l'était pas. Ses chefs n'osaient mettre le pied en Pologne. Ils se tenaient , les uns à PTama ^Turquie, les s^ut^esàjE/^mV*^, .chez les Honjgrois. Lçs^ réquisitions arbitraires que lei^r cavalerie faisait dans, les châteaux et. les campagnes, et h^ contributions en argent qu'exigeraient de même ces guerrier^ indiscipline, avaient. rendu les cpnfédér rés odieux, et ne suffisaient; pas à leur entretien. Les gouvemeiitents français e,t saxon i^ fournissant plus la solde ^ i\ S^Alnt licencier les soldais et déclar rer la confédération dissaute.
îsXX ]>tsci)èsio}^.
En parlaftt orgdeilleasement an nom de la nation , et ne pouvant agir qû'àv^ faiblesse , elle avait trop prouvé que cette malheureuse nation ^ quoique douéel d'uu c^i^actère héroïque , d'une éloquence entraînante ^ et de foutes les plus hrillantes qualité de Fesprit , ne pouvait ùi i^éfotmer ses lois, ni s'opposer à leur réforme , san» des secours ëlran-* gers y et que sdfl tértîldii^ pouvait être envahi sans résistance.
Alors Frédéric , qiâ n^éf ait roi que de la Prusse dueale^ et qui, connue tous les princes de sa maison, sur-tout depuis qu'on les appelait rois et rois de Prusse , avait toujourë du voir avec peine la Prusse royale faire partie de la Pologne, entraîné par le ittot et par la chose à réunir ^us sa domination les deua: Prusses , vît que le moment était très-favoraUe. \
il en avait assez imposé à ses enuemis dans la guerre de sept ans , pour qu'ils redoutassent une guerre nouvelle en faveur d'icÉï peuple réduit à ne pouvoir s'aiider luî-^même. La Fftince , qui «acore avait été la plus» active , n'avaî* qiTe tînlidetaieiit et ifiefficacemeni assisté les confédérés ; la Sajte s'était fcornéc à leur donner un peu, très^peu ^argent; et l'Autriche à laisser leiir état^ma jor dépenser une partie de cet argent dans ses vîHe», quoiqti'elle eàt promis davantage. Frédéric jugea que la première de ces trois puiîEisances , qui n'y avait point d'întérét direct , ne serait pas plus hardie ; que la secondé le serait beaucoup moins, et qu'on pourrait s'ac-*
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coaimoder avec la troisième. Il lui proposa , pour compensation de la. puissance qu'il pourrait acquérir par la conquête de la Prus $e roycUe à laquelle on s^opposerait en vain , trois belles provinces polonaises et les riches Salines de Fielicza. Cette aogmentation de territoire, obtenue sans coup férir, parut à la cour de Vienne préférable -au danger d V voir à combattre à-Ia-fois les Prussiens et les Russes, avec un faible espoir d'être tardivement secourue par ses alliés du midi de rEut-ôpé , et peut-être par les Turcs d^à bien battus ,- tb<1jo«il^s très-mauvais alliés poîur dés Chrétiens et des Âutiiehiens.
La proposition de Thâbile et fier roi de Prusse n'était pas entièrement nouvelle pour l'empereur Joseph , et concordait avec pltisieurs de ses vues. Elle fui acceptée , malgré quelques ^Hipules de la pieuse Marie-Thérèse.
La Russie, qui , au partagé de la Pologne, perdait la Pologne , pouvait être plus difficile à persuader ; mais au fond , sal domination en Piriogoe n'était que A^ influencé ^ et ne lui valait en réalité que l'entretien de vingt-cinq mille hommes? qu'encore faUait-il y laisser. La plus grande partie de la lÂthuanie, de la Poddîe , de là Volhinîe èl la complète acquisition de la Courlande , valaient ^ieux que cette înflueùce qu'dle n'aurait pu conserver que par uùe guerre qui serait devenue le plus grand obstacle à ses {>rojèts contre là Turquie. L'impératrice Catheriîié dit donc à Frédéric et à Joseph : Point de courroux^ messieurs , et le premier