‹ Œuvres posthumes de RulhièreChapitre 27 sur 70 · LXXII DISCUSSION · texte numérisé non relu

LXXII DISCUSSION

partage de la Pologfie fat résolu. H embrassait environ le tiers du territoire, -

Mais, dirait M. de Rulhière^^ « Stanislas- A»- » guste cfonsentit à ce démembrement de «on pays, » -r-II n'y consentît qu'après avoîr épuisé toutes les^ voies de la négociation. Il n'y cotisentitque de l'avis de sa diète , et parce que ni elle ni lui n'avaient aucun moyen d'empêcher une opération définitivement arrêtée entre ses trois puissants voisins. On doit lui pardonner 4'âvoir, dans cette triste cir-constance , ménagé le sang de son peuple qui aurait été inutilement répandu. On doit le louer, non-seulement d'avoir alors conservé plus de la Hioitié de son royaume, mais sur-^tout d'avoir hs^ bilement profité de ce .malheur même pour donner à cette moitié qui lui restait de son pays et de ses sujets un commencement de ccmstitution politique. Acheter au prix jdes provinces qu'on ne pouvait éviter de perdre , l'espoir et le pouvoir de fonder pour les autres un gouvernement , ce fiit , certes, la pensée d'un homme d'état, > Le roi fit établir un conseil permanenif pour éclairer, disait-on, les opérations qui pourraient avoir liai dans les intervalles d'une diète à l'autre. Ses ennemis crurent que ce serait une limite de •plus à son autorité; mais c'était créer une autorité, et depuis longr temps les rois de Pologne n'en avaient sur aucune branche de l'administration , ni en présence , ni en l'absence de leurs diètes. D'ailleurs, les membres du conseil permanent de*;

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vaieht changer au moins à chaqae nonvelle idîète* $a magistrature royale étaitpa'pétueUe: il avait la no- .minatiqn des places de sénateurs et de ministres, et celle des bénéfices ecclésiastiques et militaires ou starostiès. Il prévit qu'il aurait, dans le conseil permanent, TindGluence prépondérante; et il Teut.

On permit au conseil permanmt d'âToir les quatre commissions , du trésor, de la gueixe , de la justice et de Tintérieur , imaginées par les princes Czartoryski^ dès le couronnement de leur neveu.

Avec la commission du trésor^ le roi et son jconseil permanent retirèrent les finances des'mains des grands trésoriers, qui, jusqu'alors, n'avaient ja*mais rendu de compte; et la république eut des finances.

Avec la commission de la guerre^ ils retirèrent les deujL armées, ouïes deux simulacres d'armée, des mains des deux grands généraux; et la république eut une ébauche d'ardiée. Il eut , ou il adopta, pour augmenter et pcair 6r^niser cette armée, à^ vues savantes et prcrfbndes.

Le roi se- fit autoriser, par la diète même qui s'était prêtée à Fabandoil d'une partie de la Pologne, àn^ocier, d'après.rai'^^/tf conseil permanent^ avec les puissances étrangères ; et la république e^ des relations politiques régulières , ce dont elle était privée depuis plus d'un siècle.

Il fit établir un conseil de l'instruction publique {commissia edukacina)^ et fit assigner aux dépenses de rinstruction , que ce conseil dirigerait, ks

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biens des jésuites qui venaient d'être supprimés. Leur revenu montait à environ irais mi/lions. Il aurait pu , avec un peu d'adresse^ en faire augmenter sa liste civile , et avec la plus grande facilité &ire partager ces biens en bénéfices ecclésiastiques et en starosties, dont il aurait pu enrichir sa famille pour laquelle il ii'a rien fait : bénéfices et starosties dont les membres de la diète auraient aussi été fort avides; ce qui , lors de chaque colhhtion , lors de la première sur-tout , aurait he^vhcoup acclxi le nombre de sœ créatcifes. Son génie et sa bonté en firent un usage plus noble; il les fit consacrer à répandre chez son peuple les sciences et lés lumières , à instruire les Polonais sur leurs véritables intérêts , leurs véritables droits , leurs véritables devoirs.

Les premiers pas du conseil de rin^ractiofn furent si imposants, ils indiquèrent de si hauts desseins pour relever la nation par des plans d'iâstruelion civile et militaire si bien cotfibinéÀ, et si utilement étendus sur les paysans même , que les puissances étrangères cpti conun«idaieiit encore la diète, se hâtèrent de chercher quelque moyen d'arrêter dans leur marche de tels projets Â^ instruction. Elles en. trouvèrent un trop efficace. Ce fnf de faire instituer, podT la régie des biens qu'on y avait destinés , une commission adtninistraiiçe ( comrnissia rùsdàt^riitza ) ind^ndante du conseil de rinnstruction. — On eut soin de la composer d^hommes que Ton crut les plus propres à profiter

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